• Ma Bio
Le Monde sous la plume de Salma
Article : Le puits à baby-Sitter
société
4
6 janvier 2013

Le puits à baby-Sitter

S’il y a une chose pour laquelle Bamenda est réputée, c’est pour ses baby-sitters. Chaque année de nombreuses  familles se séparent de quelques enfants ou adolescents qui vont à la capitale pour travailler et « devenir quelqu’un ». Elles travaillent pour des couples très occupés ou encore des étudiantes qui sont déjà mères. Il faut dire que le terme « baby-sitter » ici n’est pas approprié car elle est aussi la technicienne de surface et vit avec ses employeurs. Leur recrutement se passe soit par des agents qui vivent à la capitale et proposent ce genre de service, soit par le bouche à oreille c’est-à-dire une fille qui fait ce travail et en parle à une autre. En ce qui concerne les agents, quand la demande est forte, ils demandent une caution (varie de 15 à 25000FCFA) pour se rendre dans la région et s’occuper des frais de transport du futur employé.

Une fois à Bamenda, ce dernier se rend dans les différents villages éloignés pour convaincre les parents de lui confier leur enfant. Il ira avec lui à la capitale pour étudier et travailler et pourra leur envoyer de l’argent chaque mois. La plupart de ses enfants sont soit des orphelins, soit des enfants issus d’une famille pauvre qui n’a pas les moyens de l’envoyer à l’école. Après leur avoir remis une enveloppe et d’un commun accord, il s’en va avec l’enfant et la plupart du temps la réalité est autre. J’ai rencontré Liliane un jour en sortant de l’école. Je m’étais rendue chez une amie qui me la présenté pour que j’écoute son histoire: « Je suis originaire du Nord-ouest, j’ai  12ans. Je suis arrivée à Yaoundé  il y a deux ans avec un monsieur qui a l’habitude de venir chercher les enfants au village pour travailler à Yaoundé. Il a promis à mes grands-parents qu’une fois ici, je fréquenterais ou alors suivrais une formation en cours du soir. Il m’a emmené chez un couple qui avait un enfant de six mois dont je devais m’occuper. Il a été convenu qu’ils devaient me payer 15000F et au lieu de me donner l’argent, ils paieraient ma formation, le nécessaire  et mes besoins divers avec 10000F et enverraient 5000F à ma famille chaque mois. Durant deux ans, je n’ai jamais mis le pied dans une école et envoyais  de l’argent à mes parents rarement en prétextant que j’étais malade. Je me levais à quatre heures ou à chaque fois que le bébé pleurait et je devais le bercer jusqu’à ce qu’il se rendorme. En journée je devais le porter, sa maman ne devait pas le trouver en train de pleurer sinon elle me ruait de coups avec une courroie de transmission. Je dormais sur un pagne installé à même le sol au salon pourtant le bébé avait  une chambre spacieuse. Je mangeais une fois par jour et les jours où il m’arrivait de manger plusieurs fois c’était quand il fallait se débarrasser d’un repas en putréfaction. S’il arrivait que toute la famille sorte, j’avais droit à un litre et demi d’eau et je restais à la véranda en attendant leur retour. Ces deux derniers jours j’ai été privée de repas parce qu’à cause d’une blessure, je n’ai pas pu laver la bassine d’habits qui m’était destinée ».

bebe

Elle était sur le chemin du départ pour une agence de voyage en direction de Bamenda. Sa patronne lui avait remis 10000fcfa pour payer la facture du câble et était allée à l’hôpital avec son enfant. Elle en avait profité pour s’échapper. Le cas de Liliane n’est pas isolé j’ai entendu parler d’enfants qui travaillent sans relâche pour des restaurants et dans des conditions inhumaines. Les familles avec lesquelles je me suis entretenue sont formelles « nous ne laissons plus nos enfants aller travailler à Yaoundé. Pour qu’ils travaillent chez quelqu’un, il faut que la personne réside à Bamenda, ainsi nous pourrons nous même aller voir dans quelles conditions il travaille. Nous n’avons plus les enfants à maltraiter ».

C’est une bonne décision mais qui hélas ne sera appliquée que par ceux qui vivent en ville, pour les habitants des villages environnants ils continueront à se faire duper, ainsi la fin du trafic d’enfants n’est pas pour demain.

Salma

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Article : Petit Papa Noël, s’il te plait restes au ciel…
culture
15
20 décembre 2012

Petit Papa Noël, s’il te plait restes au ciel…

D’abord il n’y a pas de neige chez nous en Afrique donc tu seras tout bronzé et tu auras très chaud avec ton accoutrement, ton traîneau ne pourra pas avancer car nous n’avons pas de route et la poussière tueras tes rennes. Ce qui prouve que nos parents nous ont menti avec cette histoire sur toi et tes lutins. En plus nous n’avons pas de cheminée aussi, il fait trop chaud : il n’y a qu’à voir comment à force de  briller, le soleil transforme la viande fraîche en Kilichi sous nos yeux. Il n’y a déjà pas d’argent pour se nourrir, encore moins pour penser à offrir des cadeaux.

Ton mythe a été bien entretenu pendant mes cinq premières années, jusqu’au jour où, un soir en manque de sommeil, j’ai quand même décidé de rester allongée. Alors j’ai vu cet homme géant, sans ta barbe blanche et tes habits rouges, ni encore ton gros ventre, juste son boubou comme d’habitude, je parle de mon père bien sur. Il marchait sur la plante des pieds et venait jusqu’à mon lit pour y déposer un paquet, et moi je voyais tout d’un œil. Il remit la couverture sur moi avant de sortir de ma chambre. Et là mon sommeil partait pour de bon, et je souriais en repensant à ce grand mensonge qu’il entretenait depuis longtemps. Je déballer ma surprise, mais en pensant au bruit que le papier cadeau ferait, je décidais d’attendre le matin.

source google
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Le lendemain, il était le premier à ouvrir ma porte et me dire :

« Joyeux noël Salma, Papa Noël a encore pensé à toi. Il t’a laissé un cadeau, viens on l’ouvre ».

Et moi je me disais intérieurement: « çaaa papa pourquoi tu me mens ? ». Mais pour ne pas gâcher notre plaisir je sautais de joie en voyant mon cadeau, puis j’allais tout raconter à mes amis.

Je veux bien accepté le côté religieux de la chose qui dit que le fils de Dieu est né ce jour, mais à part ça je ne comprends pas pourquoi nous voulons vraiment tout faire comme en Occident. Même le créateur nous a fait différents. La preuve ? Il y a quatre saisons en Europe alors qu’ici nous n’en avons que deux. Même sur les dessins ou les peluches, les Pères Noël sont blancs. Quand on invite un Père Noël dans une manifestation chez nous au Cameroun, soit son habit est très grand et ne lui va pas, soit il est nerveux, ne fait pas rire et ne pense qu’à finir vite son pointage et à s’en aller.

Même en Europe certains enfants sont sceptiques. J’ai vu un film l’autre jour où un petit garçon disait à son oncle : « Je ne crois pas au Père Noël car s’il passe par la cheminée il va se brûler avec le feu qui s’y trouve » et son oncle n’a pas pu lui répondre.

Avant il y avait plusieurs raisons de célébrer cette fête car nous avions des cadeaux, des nouveaux habits et des chaussures, nous pouvions manger du poulet à gogo, nous promener et avoir de l’argent rien qu’en formulant nos souhaits aux aînés et acheter ce qu’on voulait  sans risque de nous faire gronder par nos parents.

Mais de nos jours et en grandissant, le mythe à été brisé par les réalités de la vie. Quand vous grandissez, on ne vous donne plus rien, vous devez voler de vos propres ailes. Travailleur ou chômeur, à défaut d’habiller ou d’offrir des cadeaux à tout le monde, on attend de vous que vous ayez contribué pour le repas ou pour la boisson, sinon à votre vue tout le monde aura la bouche tirée. Et si vous vous hasardez à vous servir le premier à table ou à garnir votre plat sans avoir participé, vous entendrez ceci : « Tes égaux rationnent chez eux ta force c’est seulement manger et boire pour les autres ». A vous de continuer votre repas ou de vous lever selon votre sensibilité…

Quant aux enfants, aujourd’hui ils ne sont plus aussi chaleureux que nous l’étions. Ils préfèrent rester dans leur chambre à jouer à leur jeu vidéo et être sûrs que personne n’y touchera, au lieu de se regrouper et se promener comme nous le faisions. Ils savent déjà avant de naître que le Père Noël n’existe pas et quand vous voulez leur prouver le contraire, ils se moquent de vous. La recherche de l’intérêt est déjà inscrite dans leurs chromosomes. La preuve : un sapin orné juste avec des guirlandes, des jeux de lumières et des figurines ne les attire pas, alors qu’ils se précipiteront sur un sapin avec des bonbons ou des chocolats suspendus à ses branches et roderont autour jusqu’à ce qu’il n’en reste plus (Certains prennent le soin de vous laisser des emballages vides suspendus au sapin).

Vous n’avez qu’à vous pointer chez vous ou chez l’un de vos proches et dire aux enfants les mains vides « Joyeux noël ou bonne année ! ».  Par respect et à défaut de vous répondre en face « C’est ça qu’on mange ? » ou « On fait quoi avec tes souhaits ? « , ils vous diront poliment  et en vous tendant la main : « Qui souhaite paye ».

Crédit Photo : Salma Amadore
Crédit Photo : Salma Amadore
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Article : Pourquoi je n’aime pas les criquets
société
10
12 décembre 2012

Pourquoi je n’aime pas les criquets

Le criquet, vous connaissez non ? Cet insecte tout vert qui apparaît à une certaine période de l’année et qui vole partout, surtout là où il y a de la lumière. Et bien je n’aime pas ces insectes. Du moins, je ne l’aime plus et voici les quatre raisons de cette haine.

  • Ils sont surprenants

Quand la période des criquets arrive, vous pouvez vous retrouver complètement nus en public, sans comprendre pourquoi tellement ces insectes volent partout et n’importe comment.

Je me rappelle particulièrement d’une soirée durant laquelle nous regardions un film hindou sur un serpent, le célèbre Naguin. Chacun de nous avait les pieds sur sa chaise, tellement nous avions peur. A un moment, une de mes cousines a décidé d’aller chercher sa nourriture, qui était chaude. En voulant s’asseoir, elle nous a brûlé avec son plat et s’est mise à se déshabiller et à crier comme une folle à cause d’un criquet qui s’était introduit dans son T-shirt.

  • Ils tuent

Quand la période de novembre arrive  et les criquets avec, de nombreux enfants meurent. Je ne peux compter le nombre d’enfants renversés par une voiture alors qu’ils poursuivaient ces bestioles. Un enfant n’a qu’une chose en tête lorsqu’il court : arrêter  le criquet.

Les parents ont beau leur dire de ne pas aller sur la route, les plus jeunes ne se rendent pas compte des dangers ils jouent avec ces petits insectes et ne prêtent pas attention à l’endroit où leur conduit leur course folle. La plupart du temps, les enfants se postent au pied d’un lampadaire, dans les carrefours, et tentent d’attraper ça et là les criquets qui s’aventurent à voler bas. Ils remplissent ensuite de nombreuses bouteilles avec les insectes qu’ils ont capturé.

  • Ils  sentent mauvais

Quand ils sont entassés dans la bouteille et qu’il faut les faire en sortir, il y a une mauvaise odeur qui se dégage de la bouteille quand vous l’ouvrez. Il existe au Cameroun une variété de criquet qu’on appelle « le basana », qui sent mauvais et  n’est pas comestible. Il est plus gros que les criquets verts, a plusieurs couleurs et combat souvent avec les autres.

  • Ils détruisent tout

Au nord du pays, dans l’un de mes villages, les criquets sont de vrais terroristes qui livrent une bataille sans merci aux cultures de mes parents. Peu importe le nombre d’insecticides qu’ils peuvent utiliser, quand la période des criquets arrivent, la plupart des agriculteurs perdent une grande partie de leur culture ou préfèrent récolter leurs produits non mûres. Ils ont beau les chasser, les criquets reviennent toujours à la charge et plus nombreux.

Mais tout n’est pas négatif avec le criquet. Ainsi à Yaoundé, on les pourchasse pour les manger et la plupart du temps, on en redemande et les commerçants se remplissent les poches avec ce don du ciel ! J’ai remarqué qu’ici, à Bamenda, on vend les criquets dans des sachets en plastique qui coûtent 100 F. Le sachet de criquets vivants est plus gros que celui des criquets déjà préparés.

L’une des vendeuses m’a donné la recette : d’après elle  il faut laver les criquets, les débarrasser de leurs pattes, les mettre dans une marmite, remuez et laisser frire jusqu’à ce que leur ventre se vide et qu’ils deviennent marrons et croustillants quand on les mange. Aïe!la marmite de qui?

Bon appétit si ça vous tente !  Mais si ce n’est pas bien cuit, attention à la diarrhée…

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Article : La justice peaupulaire
société
4
30 novembre 2012

La justice peaupulaire

Vendredi 23 novembre en me rendant au centre ville, j’emprunte un taxi et durant mon trajet et je remarque un attroupement au lieu dit « below Foncha ». En le voyant, je pense à un accident vu qu’il y a tellement de motos garées. Mais le taximan  ralentit et  je m’aperçois que c’est un bandit qui fait  l’objet de tant d’attraction. Il est sale, sa peau qui en premier a reçu les tatouages a finalement cédé pour donner des plaies saignantes où les mouches se régalent et pondent. On peut aussi remarquer des bosses sur son visage. Apparemment pour un peu d’humanité, on lui a laissé garder son caleçon. Des hommes se sont installés le long du trottoir et on lui a demandé de marcher. À son passage chacun lui tape et lance ce qu’il veut. L’un d’eux qui visiblement n’est pas satisfait lui court après avec une planche et vient l’émietter sur sa tête et son torse. Dans le taxi, un des passager s’exprime « il aura chaud aujourd’hui, il faut qu’il prie pour qu’un policier passe par là sinon il peut mourir là ». Un autre de répliquer: «tu as vu dans quel état il est, il n’arrive même plus à marcher, il supplie déjà ». Le taximan de conclure: « il supplie quoi ? quand il te trouve quelque part et que tu supplies comme lui le fait là, est ce qu’il t’écoute ? Il a le sang aux yeux ». S’il survit il mettra un bon moment avant de prendre un bain.

Le fait de constater que c’est un anglophone m’a étonné car ici à Bamenda, les populations ont tellement foi en leur sainteté qu’ils disent que « les francophones sont des voleurs nous on ne connait pas ça ici ». C’est une réponse de mon boucher lorsque nous avions entamé une discussion sur les balances et les trucages des kilogrammes des bouchers. En voyant cette scène j’ai bien envie de lui demander: « est ce que ce voleur est alors un francophone ? ».

source:camer.be

La population se rend justice elle-même et ce n’est pas nouveau. Étant petite déjà, on arrêtait ces voleurs dans le quartier où je résidais chaque semaine. Je me souviens même qu’un jour on avait surpris un et un homme âgé avant la bastonnade lui avait demandé « comment peux-tu voler des marmites alors que tu sais que cela fait du bruit ? » et la foule riait en chœur avant de le tatouer à sang.

Le vol est une malédiction. À l’évocation de ce sujet il me revient tellement de cas. Tenez par exemple ce voleur à la mosquée de Tsinga qui profitait de l’instant de prière pour voler les chaussures les plus chères. Aussi un autre qui, toujours posté en face d’une mosquée, profitait du fait que les fidèles posaient le front au sol pour voler leurs motos. Quand il a été appréhendé par la population et finalement tué, des riverains sont allés remettre la dépouille à ses parents qui visiblement vivaient de ses gains.

Quand on surprend un bandit à Yaoundé, son jugement commence sur place. Les pierres, les bouteilles, les planches, les lattes, les pillons etc tout est bon pour le  frapper. À Douala ce sont les roues qui font le travail car on ligote le bandit et on le met au milieu de plusieurs roues sur lesquelles on a pris soin de verser du carburant et on l’immole. Toutes les prières des populations synchronisent pour qu’aucune force de police ne passe dans le coin et si oui, qu’elle arrive très tard. Et maintenant même si un policier arrive, une partie du groupe l’encercle et l’embrouille pendant que les autres continuent le travail.

Ceci est le résultat du manque de confiance qu’il existe entre les populations et la police. Désormais les populations considèrent ce corps comme corrompu. Il n’est pas rare de voir un bandit qui a été dénoncé et arrêté, sortir le lendemain et venir vous achever, vous menacer ou recommencer. D’ailleurs ils se vantent même déjà d’avoir des bonnes relations dans ce milieu. De nombreuses armes retrouvées sur les voleurs se sont avérées être celles des officiers qui sont les chefs de ces gangs. Alors chacun se fait justice car avec le stress que produit la pauvreté et le fossé qui est sans cesse croissant entre riches et pauvres, les populations veulent se défouler.

Un bandit n’est en fait pour eux qu’une occasion de se défouler du fait que leurs enfants dorment affamés, qu’ils paient trop d’impôts sans faire recette, qu’ils restent sous le soleil, qu’ils crient et que le gouvernement ne les entend pas. C’est en fait une façon de dire: « toi petit bandit, qui es-tu pour grossir et t’enrichir aussi facilement quand les autres s’époumonent pour une petite pitance ? Qui es-tu pour faire du mal aux autres et te faire défendre ? Je vais te montrer».

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Article : Strip-tease gratuit
société
10
23 novembre 2012

Strip-tease gratuit

auteur: N.O

 

Les camerounais sont des voyeurs mais seulement la plupart préfère le faire discrètement ou en cachette sur les téléphones portables par exemple ou en achetant des cd. Bon je laisse comme ça ! Je ne sais vraiment pas quand le strip-tease (spectacle au cours duquel une femme se déshabille en musique, lentement et de manière suggestive)  a commencé chez nous, mais tout ce que je sais c’est que mes frères aiment. Je me suis rendue dans un de ces cabarets où des strip-teaseuses se donnaient en spectacle à la Montée Anne Rouge. À 19h c’était un cabaret banal avec des serveuses et tout et puis à minuit haaa fumée, lumière tamisée et le célèbre refrain « sans sans sans » que repétait le dj et la foule répondait en chœur « sans caleçon ». Il y avait des musiques sur le « le ndolè, le pistache, » et la plus célèbre « c’est mon gésier je donne à qui je veux », là ils m’ont tué. Un beau spectacle, des filles canons avec des sous vêtements waouhh je ne vous dit pas. Il faut débourser mille franc pour avoir accès au spectacle c’est le prix d’un petit modèle de boisson, et vu la chaleur qu’il y a là dedans c’est sur vous allez consommer et faroter car c’est aussi l’effet que les filles font sur vous qui fait monter la température.

auteur: O.N

 

Seulement depuis quelques années, toujours à l’approche des fêtes de fin d’année, des individus se livrent à un spectacle gratuit dans les carrefours et les lieux publics.  En 2011, deux femmes ont livré un strip-tease au lieu dit « douche municipale» à Douala. A Yaoundé une femme s’est introduite à la cathédrale nue. Une autre s’est déshabillée en plein carrefour Coron. Un homme lui s’était introduit dans une église à Mvan et avait tout saccagé. Cette année, ce 13 novembre c’est la ville de Dschang qui a pris la relève avec deux femmes nus qui se donnaient en spectacle et exécutaient tout ce que les motos boys et la foule leur demandaient de faire devant leurs portables. On n’ignore toujours qui est le promoteur de ces spectacles et je me demande combien il leur paie pour tout ça ?

À chaque fois se sont des personnes bien nanties, véhiculées même qui préfèrent garer leur véhicule à quelques mètres de leur lieu de spectacle. On dirait que la vue de la foule fait monter en eux l’adrénaline. Ils sont excités, contents, se font les amuseurs de la galerie pendant environ une heure avant de remonter dans leur voiture, ou de se faire escorter par les forces de l’ordre. De nombreuses questions ont trotté dans ma tête : pourquoi choisissent-ils la fin d’année ?pourquoi les lieux très fréquentés ?y a-t-il un risque pour la population qui y assiste ?

Bref la croyance commune attribue cela à des exigences venant des sectes qui promettent à ces individus avides de richesse, un avenir brillant. Une sorte de richesse dont on a accès qu’en passant par la plus grande humiliation, et pour l’homme quoi de plus humiliant que sa nudité ? Je m’étais rendu au commissariat de Mvog-mbi pour avoir des réponses sur cette affaire, mais je n’ai trouvé que des officiers muets comme des tombes et des regards de chien enragés. Les réponses, je les ai trouvé du côté spirituel dans une interview avec le père Hervé-Marie, il attribue cela «  à la folie ou au nudisme, mais les nudistes sont des gens pacifiques et restent le plus souvent sur les plages et ils ne sauraient entrer dans une église et détruire tout et encore moins se donner en spectacle ». Il poursuit en disant qu’« étant donné que les êtres humains sont cons vu que certains préfèrent sexer avec des gens du même sexe, il serait possible que ces gens font ces choses parce qu’on leur a promis des récompenses, il n’ya aucun danger pour les gens qui regardent et sont des croyants qui savent que Dieu est plus fort que le diable. »

source:college-vogt.org

 

Alors pour vous qu’en est-il ? Aimez-vous ce genre de spectacle ?chacun son opinion sur le question seulement, je pense qu’il est temps de doubler de vigilance et de se demander pourquoi la plupart des phénomènes arrivent en fin d’année ? Je parle ici de la disparition des sexes, de l’enlèvement des enfants, des accidents récurrents sur certains axes routiers très fréquentés ? Je ne fais qu’une observation peut-être avez-vous les réponses.

Pour l’heure nous en sommes aux petites filles à qui des hommes en voiture(VX plus précisément) demandent d’allaiter des chats en leur promettant des fortunes, elles meurent par la suite. Aussi les numéros qui tuent. vous recevez des appels de ces numéros et votre mort suit. C’est grave!

 

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Article : La route ne tue pas, mais nos voitures, si
société
2
16 novembre 2012

La route ne tue pas, mais nos voitures, si

Je me souviens d’un musicien qui nous a fait adopter cette règle: « la route ne tue pas mais c’est nous qui tuons à cause de nombreuses maladresses ». Cela pourrait bien correspondre à ce qu’on vit tous les jours sur nos routes. Le ministre des transports avait à une période suspendu les voyages de nuit, il avait même suspendu certaines agences dont les véhicules provoquaient beaucoup d’accidents sur les routes et les voitures qui étaient défectueuses, mais cela n’a servi à rien. Dans notre pays, quand on ferme une agence de voyage pour un motif, il suffit que le boss fasse semblant d’obéir pour que les autorités baissent la garde, pourtant la plupart changent le nom et l’emplacement de leur agence et vont à nouveau obtenir une autorisation.

A: S A
accident bafoussam

La plupart du temps, il suffit qu’une agence appartienne à une autorité bien placée pour que, même si elle provoque des accidents tous les jours, les autorités et même les journalistes ferment les yeux sur les nombreuses vies perdues. S’il s’agit d’une petite agence elle fera la Une des journaux, mais sur les gros poissons silence absolu ! De retour de Douala le dimanche 11 novembre, notre car a du s’arrêter pour que les passagers aillent regarder les victimes et les dégâts d’un accident à l’entrée de Bafoussam venant du Littoral. Sur le sol, un mort, le chauffeur, dont le visage a été recouvert, sur ses reins un collier de protection du nord (la plupart des chauffeurs, bergers, lutteurs issus de cette partie du pays en possèdent pour contrer divers dangers visibles ou invisibles), cela ne lui aura malheureusement pas servi à grand-chose.

D’après les riverains trouvés sur place, le chargeur qui l’accompagnait a perdu ses deux jambes quand il a fallu le tirer de décombres et a été conduit à l’hôpital. La cause de cet accident serait la rupture des freins de ce gros porteur. Le chauffeur avait été incapable de stopper l’engin qui est allé finir sa course dans la brousse en écrasant la cabine et ses passagers. Ces cas sont légion chez nous, je ne peux me remémorer le nombre d’accidents de camions que j’ai vu sur la route d’Etoudi jusqu’à Olembé ou encore dans d’autres quartiers pour la même cause.

Ce sont en majorité des camions d’occasion que les propriétaires achètent et utilisent sans en prendre soin. Un propriétaire de camion ne fait jamais voire rarement des révisions de son véhicule, il gagne de l’argent avec et quand il songe à en changer les roues, il faut remercier le seigneur pour cela. Il est vrai que les camions sont robustes mais ils ont besoin d’entretien et ont comme toute chose une durée de vie limitée. Il faut voir les camions, les taxis ou les motos qui roulent sur nos routes. Quand ce ne sont pas les ressorts des sièges ou un bout de la tôlerie qui redéfinissent les modèles de vos vêtements, c’est la peur de mourir par l’excès de tétanos lors d’un accident qui vous menace. Les chauffeurs de camions aussi ne sont pas innocents: la plupart sont des toxicomanes de drogue ou d’alcool pour rester éveillés. Les insultes sont aussi au menu même quand ils ont tort. Il faut voir comment ils conduisent ces réchauds qu’ils appellent camions et qui dégagent une fumée qui, si Dieu n’était pas clément avec nous, aurait tout bouffé la couche d’ozone et nous morts depuis. Parfois, à un carrefour ils roulent très vite et il n’y a que le klaxon et le vent que soulève leurs roues qui servent de signal aux autres conducteurs d’automobiles. C’est pourquoi la plupart du temps, quand ils trouvent un obstacle devant, il est déjà trop tard pour freiner et sauver des vies. J’ai entendu qu’ils leur était interdit de rouler en journée sur certains axes routiers, mais ils sont sourds et quand le camion tombe en panne, il est impossible de circuler pendant deux à trois heures au moins. Quand c’est le cas, il serre son frein, arrête le moteur, descend, se rend dans un bar, boit et ce n’est que quand un policier vient lui demander des explications qu’il parle et songe à trouver un mécanicien.

Le ministre en charge de ces activités a instauré des visites techniques, mais il faudrait mettre un accent sur cet aspect des véhicules. Les propriétaires n’ont que les gains en tête et le reste compte pour du beurre.

A: S A
accident bafoussam
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Article : Petites histoires à bord d’un car
société
6
12 novembre 2012

Petites histoires à bord d’un car

auteur:Salma

 

Les car en partance pour Bamenda ont ceci que les histoires qui s’y vivent vous font oublier le long trajet que vous avez à faire. À 10h j’achète un ticket dans une agence et je monte dans le car. La plupart des sièges sont déjà occupés mais leurs propriétaires font un tour tellement l’attente de voir ce car se remplir est longue. Nos bagages sont transportés à l’agence aussitôt que le chargeur vous voit sortir d’un taxi, il est le premier à vous saluer. Il porte vos affaires et vous fait la causette en vous accompagnant à l’agence et est bienveillant en insultant les taximen qui veulent vous frôler. Lorsqu’il range vos bagages, vous avez beau lui dire qu’il y a des objets fragiles dedans, il les classe comme il veut et vous lance ce regard qui demande le pourboire.

Une fois dans le car, ce sont des vendeurs qui vous servent d’hôtesses et vous accueillent, à l’introduction ils vous distribuent des bonbons gratuitement et vous demandent  de les gouter pour ensuite les apprécier et enfin acheter. Voici ce que j’entends « bonjour tout le monde, papa, maman, je vois que personne ne répond, je vais vous faire un petit cadeau. Chacun de vous à droit à un bonbon ». (À ce moment, il n’y a que les enfants qui se concentrent et deviennent excités). « Goûtez goûtez, c’est gratuit, les bonbons qui donnent la chaleur au cœur » (il passe à la distribution à chaque rangée de siège, à ce moment ce sont les adultes qui sont devenus incontrôlables et certains souriants). « Ce sont les bonbons fa fa na na nanfang chinchotouen, hing hong »et là tout les passagers  éclatent de rire. Il a gagné avec ça car tout le monde veut de ses bonbons de 3 paquets à 500F, il  y a tellement de clients qu’il manque de monnaie et d’emballages. A peine il descend que c’est au tour de l’intello de se pointer. Il a un tas de livres dans ces deux mains qu’il présente à tout le monde du nouveau code de procédure pénale en passant par les démarches administratives à la retraire, etc, il ne séduit que deux clients et n’est pas très content. Après lui, le défilé s’arrête et tout semble calme jusqu’à l’arrivée de Sango Pasto.

 

Le car démarre avec lui, il nous entretient sur la bible et nous demande nos religions (question à laquelle la plupart des passager ne répond pas car il y a quelques années c’était l’introduction favorite des bandits dans les taxis pour vous emporter). Après la lecture de quelques versets bibliques, il entonne des cantiques que les passagers reprennent chacun en trouvant son couloir Alto ou Baryton. Il enchaîne ensuite avec un débat sur divers sujets d’actualité pour finalement nous faire comprendre que « Dieu est là ».

« Celui qui est content applaudit je vais vous quitter bientôt mais celui qui a été touché et qui pense que votre frère mérite une récompense peut lui donner quelque chose pour qu’il ait la force de donner la bonne parole aux autres voyageurs. Ne vous inquiétez pas du montant je prends tout tant que cela vient du cœur ».

À ces mots, les bouches se nouent même celles des membres du groupe improvisé de chorale qui chantait tout à l’heure, très peu de personnes ont donné des pièces. Il est descendu à Tongolo en nous souhaitant « un bon voyage ».

Deux heures après ce sont les pleurs d’un bébé qui me réveillent. Sa mère visiblement dépassée, tente bien que mal de le consoler mais il ne veut rien entendre. Toutes les femmes du bus s’improvisent en baby-sitter et certaines se contentent de se servir de leur mouchoir pour ventiler le petit. Au fur et à mesure que le bébé change de mains, il pleurt  plus fort on dirait que les visages qui se présentent à lui l’effraient. Finalement  l’une d’elles a eu l’idée de le déshabiller et c’est en enlevant la couche qu’elle se rend compte que ce sont les piqûres d’une fourmi qui déclenchent tant d’animosité en lui. Dix minutes après il s’est endormi. Place au motoboy qui donne le coup d’envoi pour pisser, les femmes vont se consoler dans la brousse tandis que les hommes eux, plus exhibitionnistes, se sont alignés pour sortir leur tuyau et arroser la terre, on aurait dit un championnat de pisseurs. On a perdu 15 minutes pour que tout le monde remonte dans le car, apparemment d’autres avaient autre chose à laisser dans la nature comme cadeau.

un passagerdeux passagerstrois passagers

 

 

À Makénéné, on a droit au cortège d’accueil des vendeurs de prunes, de mets de pistache, des noix de coco, etc. et aussi à de nouveaux passagers certains assis à même le sol à l’entrée du car et d’autres debout. À Bafoussam arrive le docteur, il a des produits qui guérissent tous les maux dans un sachet plastique. Il commence par faire goûter un produit à quelques passagers volontaires du car. Ce produit s’appelle Panax je crois il a plusieurs vertus que certains connaisseurs du car de permettent de vanter, il guérit le paludisme, les IST, les maladies de la peau et de nombreuses autres associés à du miel ou  tout autre produit naturel.  Ensuite il enchaîne avec une lotion pour le mal de dents et des nerfs (il parait que quand vous le humez, il vous étourdit). Les clients sont nombreux il ne  gaspille pas beaucoup de salive pour que son sachet de remèdes se vide, il nous dit au revoir une centaine de fois avant de descendre.

C’est notre dernier divertissement avant d’arriver à Bamenda, alors si l’envie vous prend de voyager pour ce coin du pays n’oubliez surtout pas d’arrêter vos côtes et d’emporter de l’argent pour toutes ces bonnes choses qui vous attendent dans les cars et vous font oublier que le voyage est long.

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Article : À la recherche du gaz
société
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4 novembre 2012

À la recherche du gaz

auteur: RV menkoua

Je découvre qu’il ya des choses qui sont communes à toutes les régions de mon pays : les pénuries et la hausse des prix. Ces deux éléments vont plus vite que les médicaments ou l’aide dont ont besoin certaines personnes lors de certaines épidémies.

Sur ce genre de choses, les commerçants s’accordent très vite ? Tenez on était encore en pour parler avec les différents acteurs du secteur des transports quant à la hausse du carburants que les vendeurs eux avaient déjà prévu une hausse du prix du gaz et la pénurie pour justifier cette flambée ? À Yaoundé c’est le célèbre gaz Sctm qui est toujours la star qui manque aux ménages, il peut passer de 6500F à 8 voir 10000f et même là pour l’avoir il faut beaucoup de tracasseries.

Bon, j’ai du faire le tourisme forcé des différentes stations de «  Nkwen », « Commercial avenue », etc. à la recherche du gaz domestique. Je n’ai rien trouvé non seulement cette bouteille que j’avais de la société Total est devenue très rare, mais en plus aucun des vendeurs n’a voulu me la changer ou l’hypothéquer le temps que la pénurie passe.

auteur:RV Menkoua

J’ai dû passer par un voisin qui a un ami vendeur dans une boutique pour avoir finalement une bouteille de gaz à 7500F alors qu’en tant normal elle coûte 6250F. J’ai été révoltée de constaté en fait qu’il l’avait acheté dans une boutique où j’étais passée lors de mes recherches. Depuis un mois déjà le gaz est revenu mais il coûte 7 à 8500f selon les endroits. C’est bien étrange car quand on demande aux différents patrons des sociétés ils ne sont pas au courant de la pénurie. Les marques qui ont subi une hausse des prix sont sctm,camgaz,afrigaz.

Je loue l’initiative des membres du gouvernement qui à l’approche des fêtes de fin d’année, période propice aux pénuries fictives, ils descendent dans les marchés et boutiques pour un contrôle. Quelques fois ils ont pu mettre la main sur des conteneurs  de gaz stockés dans une brousse isolée.

L’autre problème est celui de la durée de ce gaz domestique car il y quelques années une bouteille pouvait servir pendant deux mois, mais aujourd’hui même un enfant peut soulever cette bouteille si bien que l’on se demande si elle est pleine, maintenant elle met à peine un mois.

Peut être faudra t-il revenir au feu du bois, de la sciure, ou du charbon et même là le prix de ces derniers va augmenter aussitôt que la demande se fera ressentir et le pétrole ne sera pas en reste. Je pense qu’on reviendra au troc d’ici peu.

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Article : Il a fallu du temps
société
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27 octobre 2012

Il a fallu du temps

Le sport a tellement de vertus sur notre corps et notre santé que le fait de citer ses bienfaits ici ferait comme un cours que tout le monde sait. J’ai été très satisfaite d’apprendre aux infos l’autre jour que cette discipline est devenue obligatoire et je me demande pourquoi depuis elle ne l’était pas.

Je veux dire toute notre vie n’est que sport. Que ce soit en jouant les claquettes, le football, le pousse-pion ou à la corde nous ne faisons que ça. Je n’ai jamais compris pourquoi plusieurs camarades prenaient part à ces jeux mais devenaient subitement inaptes quand on parlait d’épreuve facultative aux examens. Pour servir un certificat d’inaptitude ce n’était pas bien difficile car les médecins se faisaient un bon paquet d’argent en apposant leur cachet et signature au bas de ces documents.

 

source: google

 

Au lycée de Biyem-assi où j’ai fait tout mon cycle secondaire, elle comptait un coefficient au même titre que le travail manuel ou la couture, ce qui faisait que beaucoup d’élèves désertaient le cours pour ne venir qu’à l’évaluation. Pour ce qui est des sportifs comme on les appelle au lycée pour désigner ceux qui forment les différentes dream team dans diverses disciplines de basketball, handball, lancer de poids, saut en hauteur, course de vitesse et d’endurance, ils pouvaient être absents sans aucun problème, vu que c’étaient eux qui défendaient les couleurs de l’établissement.

Il faut féliciter ce ministre car certaines de mes amies choisissaient ces heures pour aller à leurs divers rendez-vous, elles étaient inaptes pour le sport à l’école mais aptes ailleurs. J’ai pu redonner de la valeur au sport une fois entrée à l’ESSTIC. Dans cette école j’ai eu un professeur qui faisait de cette matière celle qui avait la plus grande Unité de valeur. Toujours à l’heure, la dernière année on a même eu droit à quatre heures par semaine. Les interrogations écrites surprises, les questions de culture générale et d’actualité, les recherches sur le net pour découvrir l’histoire de l’olympisme, etc, monsieur Pétchoukouang aimait cette matière et voulait qu’il en soit de même pour nous. Ce que nous ne comprenions pas en tant qu’étudiants en journalisme c’était qu’au lieu de nous donner des cours sur le journalisme sportif, il faisait de nous des étudiants semblables à ceux de l’INJS.

J’avoue que cela nous permettait de garder la forme. Je me rappelle que la leçon qui a le plus attirée notre attention était le jour où il a fallu qu’il réponde à la question suivante : « le sexe est-il un sport ? »Le professeur avait demandé à un élève de répondre, ce dernier à dit non. Ce qu’il confirmait en le justifiant par le fait qu’il ne soit pas reconnu comme tel par le CIO comité international olympique. Vrai mais on se demandait pourquoi comme les autres sport, on transpirait et perdait des calories en le pratiquant ?monsieur Pétchoukouang  avait clos le débat en disant que tant que cette institution ne l’aura pas légalisé, il ne sera pas un sport.

Le débat a continué entre nous et même si on le légalisait ce serait pour le départager comment ? Et ne trouvant aucune réponse le débat était clos. Je suis sure que si tous les professeurs exerçaient la même pression qu’il avait avec nous, les élèves ne prendraient plus cette discipline à la légère. Dans certains pays où des élèves développent des talents dans une de ces disciplines, ils sont adulés et leurs études prises en charge par l’établissement ou l’état.

source: goolge

 

C’est peut être cette motivation qui manque chez nous. Mais au-delà des points qu’on accumule en classe et qui nous permettent de passer d’une classe à l’autre, le sport est avant tout pour notre bien. Pensons-y.

 

 

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Mes coups de griffes

Auteur·e

L'auteur: Salma Amadore
Salma est Camerounaise et journaliste, formée à l'ESSTIC. Elle a été reporter pendant 10 ans pour le mensuel sur la santé des adolescents «100% jeune». Elle a également travaillé pour le magazine sur l'environnement «Together». Sur la toile, elle a travaillé pour des sites comme Goducamer.com, cameroon-info.net, Mboablog, Kamerhiphop, reglo.org. Elle est une passionnée par l'écriture en ligne. Actuellement à Bamenda, elle est journaliste à la Radio Evangelium. Elle continue à évoluer dans la presse écrite en tant que correspondante pour des parutions telles que «Horizons 2035» et «Musiki».

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