• Ma Bio
Le Monde sous la plume de Salma
19. août
2013
société
23

Le serment D’hypocrite

S: google
Pin´zz Chapeau infirmiere via Google

 

Ce texte est dédié à la gente féminine, oui les hommes souffrez un peu le tour ci je m’adresse surtout aux mondoblogueuses et à Axelle Diamant, car je suis sûre ma chère, que tu n’auras pas à vivre ce que nous vivons dans les hôpitaux au Cameroun.

Je me dis deux choses : soit il va falloir que l’on trouve une autre dénomination pour ce serment au Cameroun, soit la terre toute entière a choisi Hippocrate pour nous tromper et ne pas dire Hypocrite. Avez-vous déjà assisté à la sortie des étudiants  médecins quand ils prêtent serment ? Ils récitent tout ce charabia et n’ont que cette mission humanitaire en tête « Sauver des vies ».

Mensonge, je me demande ce que les médecins, le personnel hospitalier et tout ce beau monde ont à la place du cœur. Je dirais que la vue du sang les a rendu bouchers, donc insensibles. La mission de la plupart de ces gens qui travaillent dans nos hôpitaux est sans doute de « Sauver des porte-monnaie». Les hôpitaux sont devenus un centre commercial où l’on est sur d’avoir un retour sur investissement.

Vous arrivez dans un hôpital souffrant, à l’agonie et on vous montre le programme des médecins et bien sur celui qui doit s’occuper de vous ne sera pas là ce jour. Le jour où il est censé vous consulter, il arrive en retard, donne un certain nombre de numéro aux patients qu’il recevra, va à la pause avant l’heure et des fois, ne revient plus à l’hôpital.

Pour qu’il vous consacre du temps, il faut que soit vous vous rendiez dans sa clinique, soit dans celle où il exerce et où on paye 10.000 francs cfa la consultation à l’inverse de 1000 ou 2000 dans le public. Une autre chose: les examens, vous pouvez mourir avant que vos résultats ne sortent, tellement cela traine alors que vous sentez vos forces vous lâcher.

Pour payer, d’abord il y a une longue file d’attente devant l’infirmière qui s’en occupe, mais elle ne peut s’empêcher de faire des va-et-vient sans importance. Ensuite, elle n’a jamais de monnaie et n’a pas le temps de le faire pour vous. Débrouillez vous comme vous voulez ce n’est pas son problème. Elle ne sourit pas et ne sert bien que des connaissances, des stars ou des gens de sa tribu (ils n’ont pas besoin de s’aligner et peuvent revenir et être servis autant de fois qu’ils le désirent), les autres peuvent mourir, cela fera moins de clients et du repos pour elle.

Si elle ne peut pas vous rembourser le montant exact, ne le lui reprochez pas, soit vous patientez et même là, la somme ne sera pas suffisante ; soit vous la laisser avec votre argent à vous de voir. L’argent est le maitre de tout, même de la santé. Des accidentés arrivent dans un milieu hospitalier et sont allongés à même le sol et tout ce qui intéresse les infirmiers c’est de vous demander «  Avez-vous payé votre billet de cession ? » Dans les hôpitaux, le personnel se dispute les clients « gentils »qui donnent beaucoup de pourboires et seuls ceux là sont vite servi avec le sourire qui va avec.

Un vrai centre d’escroquerie où on vous donne des ordonnances n’importe comment, on vous prescrit des médicaments sans importance et des fois même ayant payé vous ne recevez rien. Dans nos hôpitaux quand on est pauvre, on est presque mort. Il n’est pas rare de recevoir une facture où on vous demande des frais d’entretien alors que le sol est sale, on vous demande de l’eau de javel alors que les toilettes sont (je ne pourrais les décrire). Vous allez à l’hôpital pour vous soigner d’une maladie, mais vous en ressortez avec une autre avec tout ce manque d’hygiène.

S:google
S:google

Ma chère Axelle sais-tu qu’il y a des hôpitaux où la césarienne est devenue un business ? Quand tu y es admise pour accoucher, si tes contractions ralentissent, on te fait t’asseoir sur un banc dans un couloir où d’autres femmes se lamentent comme toi. Au bout du couloir, il y a la salle d’accouchement et chaque quart d’heure, il y a une infirmière qui vient te dire « qu’est ce que tu fais là? Tu blagues hein, on va ouvrir ton ventre là. Si je reviens et que tu entres là bas et tu fais plus de 10 minutes, on va fendre ton ventre là ».

Axelle ce sont toujours ces sorcières qui te lancent à tout bout de champ « tu cries quoi, quand tu écartais tes jambes pour que cela entre, tu riais non, maintenant tu pleures quoi ? Pardon ne dérange pas les gens ».Si ce n’est pas dans cet hôpital que tu faisais tes visites prénatales, tu dois payer des frais supplémentaires pour la consultation.

Axelle j’ai été dans un hôpital pour prématurés et pendant que j’interpelais les infirmières pour venir mettre le bébé dont j’avais la responsabilité dans la couveuse, elles se racontaient des épisodes de séries télévisées à haute voix et m’ignoraient. Je ne te dis pas ce qu’il en est de la sécurité car pendant que je veillais sur le bébé en salle d’hospitalisation, on me volait des couches sur les cordes dehors, où je les avais séchées.

Que dire de ma camarade qui a dû être réopérée car 1 an et demi après son accouchement, elle se plaignait des maux de bas ventre. Et peux-tu imaginer quelle en était la cause ? Hé bien le médecin qui lui avait fait ses points de suture après sa césarienne avait oublié des compresses dans son ventre, il fallait les enlever (et qui paye pour ça ? Toujours toi bien sur).

Serment d’hypocrite où le but premier est de s’enrichir et non de sauver des vies. Ce sont ces mêmes docteurs qui, aujourd’hui vous rassurent de ce qu’un produit est bon et le lendemain vous disent le contraire. Ceux sont eux qui n’acceptent vous recevoir que si vous avez fait des examens médicaux dans des structures où ils ont des pourcentages sur les examens qu’ils vous prescrivent. Ce sont eux qui parlent de secret professionnel et qui sont prêts à révéler votre statut sérologique à n’importe qui.

Ce sont eux Axelle, des bouchers auxquels nous nous sommes déjà habitués et entre les mains desquels, nous remettons nos vies chaque jour. Heureusement l’Etat a frappé du poing sur la table et tout va s’arranger pour leur formation, en tout cas je l’espère car de nombreux établissements qui les formaient ont été fermés. Des critères beaucoup plus sérieux ont été fixés pour qu’un établissement responsable de la formation dans ce domaine exerce. Cela sauvera quelques vies surement mais j’ai une grande doléance : «  Quand ils finiront leur formation et deviennent docteurs, infirmières, etc. de grâce donnez-leur des cœurs pour être sensible, du sourire et de la gentillesse pour consoler et rassurer les malades ». Je suis sure d’une chose ma chère Axelle, tu auras tout le confort nécessaire pour devenir maman. Et rien que pour ça Axelle, tu es bénie.

 

 

Lire la suite
13. août
2013
culture
12

Méfiez-vous des filles avec des fourre-tout.

FOURRE-TOUT
FOURRE-TOUT

Je sais que toutes les filles sauront de quoi je parle, mais pour les hommes il faut expliquer. Bref mes chers hommes les fourre-tout ce sont ces sacs tellement grands qui peuvent contenir un bébé et avoir encore de l’espace.

Il est vrai que la plupart des hommes ne comprennent pas la punition que nous nous infligeons tous les jours en trimbalant ces sacs, mais comme qui dirait « ce sont des choses de femmes faut pas vous casser la tête avec ». Quand ce genre de sac est devenu une mode au Cameroun, l’opinion publique et les hommes surtout avaient des préjugés sur leurs propriétaires. Pour certains c’était un outil incontournable pour les travailleuses de sexe. Il se disait que leur sac était leur objet fétiche car il contenait tout ce dont elles avaient besoin en express : les lingettes, serviettes hygiéniques, sous-vêtement et vêtements de rechange si elles devaient passer la nuit chez un client, rouge à lèvres, nécessaire de maquillage, blouson, peigne, etc. bref une valise pour celles « qui dorment dehors » comme on aime le dire chez nous au Cameroun.

Pour d’autres un bon moyen pour voler des objets dans les supermarchés, magasins et les fêtes. Je vous explique, il n’y a pas très longtemps à une fête, j’étais étonnée de voir une bande de filles arrivées avec des fourre-tout, on aurait dit une prescription médicale. On ne c’était pas aperçu qu’au fur et à mesure que les heures passaient, leurs sacs grossissaient et bien sur des articles disparaissaient autour de nous. À quatre heures du matin, la gourmandise a eu raison d’elles et elles étaient saoules. Je dirais comme une bande d’abeilles. Elles salivaient et leurs sacs en ont profité pour montrer ce qu’ils avaient dans la gorge : de la viande et des morceaux de poulet emballés dans un sachet plastique, des bouteilles de vin, des bouteilles de Whisky, des bouteilles d’huile végétale, et j’en passe. Oui ! Parce que chez nous quand vous avez le ventre plein aujourd’hui, faut penser au lendemain et aussi à ceux que vous avez laissés à la maison en sortant (cousins, frères, voisins, etc.) faut pas rentrer les mains vides après une fête. C’est dans ce souci du prochain que les camerounaises se sont habituées à emballer la nourriture (officiellement ou en catimini) pour la rapporter chez elles.

Bref j’ai compris pourquoi malgré les cameras, les propriétaires de magasins ont exigé qu’on laisse les sacs à la consigne (avec ses sacs impossible de ne pas tromper la vigilance des responsables de rayons. Pendant cette soirée, les invités et moi, ne  nous étions pas rendus compte que ces choses avaient disparues sur les différentes tables. Avec  ces bande c’était juste une histoire de « jamais sans mon sac » et là nous comprenions pourquoi. À leur réveil et bien la raison était toute simple « nous avons apporté la viande au cas où nous aurions faim et les bouteilles, nous les avons acheté au supermarché au cas où cela manquerait ».

Vraiment étonnant ce courage et cette interprétation des choses. Mais sans preuve que risquaient-elles ? S’il est vrai que ce sac est un bon accessoire quand il faut y mettre son ordinateur portable, sa tablette et pleins d’autres affaires qui nécessiteraient plusieurs sacs, il est aussi vrai que je ne sais s’il est destiné à tous les usages et tous les accoutrements.

Chercher un objet dans un fourre-tout peu vous mettre dans tous vos états. Tenez ! Une femme qui se rend à l’hôpital et se fait servir très tard parce qu’elle a passé près de 15minutes à fouiller  son « fourre-tout » pour retrouver son thermomètre, c’est un problème. L’une de mes connaissances a payé le prix fort car elle a du détruire sa serrure pour entrer chez elle parce qu’elle ne retrouvait pas sa clé qui était coincée dans un coin de la double poche de son « fourre-tout ».

Je pense que nous devons revoir notre façon d’utiliser cet accessoire selon les occasions, sinon cela devient gênant.

 

Lire la suite
05. août
2013
société
3

Internet 100%rencontre

Quand je vois ce qu’est devenu internet de nos jours, il me semble juste de faire une rétrospective de ce qu’il était il y a quelques années.

Bon, il ne faut pas en vouloir à ceux qui pensent qu’être toujours assis derrière son ordinateur et en plus sur Internet sont à la recherche des relations amoureuses. Un sujet tabou qui fait que même si on y va pour de telles raisons, on préfère trouver un prétexte. C’est aussi un peu vrai car que ce soit Facebook, Badoo, Hi5 et autres, il existe toujours un espace de drague par demande d’amis.

Bref, il ya quelques années et aujourd’hui aussi, la plupart de mes connaissances ont en tête que je suis une mordue des sites de rencontres parce que je suis le plus souvent sur la toile. C’est difficile de leur faire croire le contraire mais bon ce n’est plus un souci.

Je disais que ma rencontre avec Internet remonte à l’an 2000. Vous imaginez que les ordinateurs étaient rares et n’en parlons plus des Laptop(disponible qu’en rêve). Je me suis ouvert un compte, Yahoo était le plus connu, alors j’ai foncé. Le temps de connexion était encore cher (600f l’heure) et la connexion allait au ralenti.

Un jour, j’ai décidé d’explorer ce monde que l’on appelle Internet et bien sur avec l’argent de mon épargne j’ai pu avoir 3000f. Quelle joie j’allais avoir 6heures de connexion. À mon arrivée, le tenancier du cyber m’a donné un coup de main pour ouvrir ma boite et a ouvert une autre fenêtre qui donnait sur un site de rencontre. Par la suite cela a capté toute mon attention. Les jours suivants, j’avais des comptes partout Abcoeur, Meetic, 123love, ect. Mon expérience sur les sites de rencontre m’a permis de dresser un certain nombre de profils.

6247216-tres-mignon-ourson-avec-coeur-rouge-isole-sur-le-blanc

Je recherchais un blanc et dans « blanc » j’avais oublié de préciser. Alors j’ai rencontré des blancs français, quand ils étaient âgés, ils avaient fait un ou deux mariages et cherchaient une femme africaine « qui a le sens de la famille, est chaleureuse, avec ou sans enfant, soumise et ouverte ». En poussant la causette avec ce genre de profil, je me suis rendue compte que ce n’étaient que les termes « soumise et ouverte » qui occupaient la première et la seule place dans leurs recherches. Au bout de trois à quatre jours de discussion on se rend vite compte qu’il recherche une bête sexuelle et Basta !

J’ai connu des blancs du Maghreb qui m’ont fait affiner ma recherche en mettant « pas d’arabes », j’ai été traité de tous les noms, «  Xénophobe », « raciste » et autres, mais j’avais mes raisons. Les arabes sur les sites de rencontre s’étaient  rendus compte qu’ils n’avaient pas la côte auprès des filles, alors ils se créaient des profils avec des noms loin de tout soupçon de leur appartenance au Maghreb. « Ted », « l’héros de tes rêves », « beaugoss », etc. Au début de la conversation il se disait français, belge, suisse et autres pays. Il m’était facile de les reconnaitre car au bout de trois phrases, il y avait déjà de nombreuses fautes et aussi ils inversaient les mots « moi aime toi », « moi pas d’ici ». À la première phrase  il me saluait, à la deuxième il se présentait et demandait comment je vais, puis à la troisième ou la quatrième phrase, la phrase fétiche « As-tu une cam ? ». Si je disais non il me demandait de trouver une machine avec caméra pour « mieux faire connaissance ». Une connaissance approfondie pour le plaisir des yeux, j’ai encore dit Basta !

Ma dernière cuvée de « Blanc » étaient des métisses. Pour eux ils étaient blancs qui « aimaient l’Afrique », « rêvaient d’y aller  car on dit que les africaines sont gentilles et ils n’attendaient qu’une occasion pour s’y rendre » et je pouvais être cette occasion. Ceux-ci ne sont que de bons parleurs qui me prenaient par les sentiments et n’étaient pas différents des deux blancs précédents.

Une bonne exploration qui au début était si fascinante mais qui par la suite est devenue ennuyeuse pour moi. Faut dire que ceux qui y font des rencontres qui aboutissent à de vraies histoires d’amour ont vraiment de la chance. Pour ce qui me concerne, j’ai eu mon compte et je sais désormais ce qu’il en retourne de bon ou de mauvais. J’y retourne souvent, parait que la plupart offre des inscriptions payantes pour vous envoyer des profils qui correspondent à vos critères de recherche. Les critères rares et exigeants font augmenter le prix.

Nous passons la plupart de notre temps sur internet, mais ce n’est pas forcément sur les sites de rencontre, faut bien faire cette différence. Quelle est votre expérience avec les sites de rencontre ?

Lire la suite
22. juil.
2013
culture
1

Autrefois en pays Foulbé

A: salma
A: salma

Les foulbés sont les membres d’un peuple que l’on retrouve dans la partie septentrionale du Cameroun qui ont pour langue le Fufuldé. Les populations de cette région du pays sont en majorité musulmanes. Mon père vient de là et un soir j’ai entamé une conversation sur certaines histoires qui m’étaient parvenues sur cette partie du pays.

Les albinos au nord

Sur ce sujet je lui demande s’il est vrai qu’avant on tuait les enfants albinos. Il me dit qu’il ne sait pas si c’est vrai il n’a jamais vu un albinos au nord, qu’il a aussi tout comme moi entendu dire que c’était le cas. Tout ce qu’il sait c’est que quand des gens avaient un enfant albinos, il y avait un endroit emménagé dans le village où ils devaient aller laisser l’enfant. En écoutant ses explications je me rends compte c’était une sorte de termitière. Un terrain nu avec des trous (ces trous étaient faits par les fourmis), on déposait ces enfants là et on ne les retrouvait plus sans doute un animal ou les fourmis les dévoraient. Les foulbés et la plupart des nordistes voient en l’enfant albinos une sorte de malédiction car la croyance populaire dit que c’est le résultat d’un accouplement en période de menstrues et les nordistes et musulmans n’aiment pas les menstrues et la vue de ce sang, car pour eux, c’est un signe d’impureté.

Les pratiques ancestrales

Quand on avait un nouveau-né au Nord il fallait lui raser les cheveux pour laisser apparaitre ses « vrais cheveux ». Et pour enlever ces cheveux, ils utilisaient des couteaux bien limés que seuls des professionnels savaient manipuler avec dextérité. Si un enfant avait la toux chaque fois, les parents de ce dernier se rendaient chez un médecin traditionnel qui, toujours avec un couteau, lui coupait cette petite membrane qui pend à l’entrée de la gorge. Il parait que c’est parce que cette membrane est très longue qu’elle obstrue la gorge et provoque cette toux. Très dur n’est ce pas ?

Pour la circoncision c’était tout un rituel. Je veux d’abord enlevez de vos têtes cette rumeurs qui dit que «  les nordistes ne sont pas circoncis ». Bon je continue. La circoncision se faisait en groupe. Lorsqu’il y avait assez de candidats de sept ans au plus, les parents s’accordaient sur le choix d’un jour pour appelé « le maitre ». C’est ce dernier qui se chargeait de l’exercice et aussi du recouvrement de ces futurs hommes. Il fallait être fort et ne pas pleurer car si cela arrivait le garçon devenait la risée de tout le village. Le courage résidait dans leur capacité à supporter la douleur et ils étaient récompensés à la fin. Une case était emménagée pour cette opération. Une fois la circoncision finie, le groupe allait s’isoler dans la forêt pendant trois mois.

A; salma

Durant cette période ils vivaient en autarcie. Ces garçons dormaient à la belle étoile et seul le maitre avait le droit de rester dans la case. Pour se nourrir, ils allaient à la chasse ou à la pêche. Le maitre choisissait certains jours où les mamans pouvaient venir laisser de la bouillie pour leur enfant. Elles ne pouvaient venir que quand les garçons n’étaient pas là. Ils ne prenaient pas des antibiotiques et changeaient leurs pansements tous les trois jours. Pour enlever les vieux bandages qui c’étaient asséchés à cause du sang, ils restaient dans la rivière un bon moment et parfois fallait qu’ils bagarrent avaient des poissons affamés qui étaient attirés par leurs bandages. Quand ils se rendaient à la rivière pour cet exercice, ils sifflaient dans leurs flûtes pour aviser les populations et leur demander de quitter la rivière. S’ils trouvaient quelqu’un à leur arrivée, ils le ruaient de coups.

Le maitre choisissait ce qu’il allait manger et il arrivait que ce dernier décide de ne rien leur donner alors, ils dormaient affamés et attendaient le lendemain. Il pouvait aussi enlever toutes les viandes dans leur nourriture et leur donner ce qu’il restait. À l’approche de la fin des trois mois, le maitre se rendait au village pour s’accorder sur le jour de leur retour  et les festivités organisées pour l’occasion. Le jour de la fête chaque parent apportait de quoi habiller leur garçon et le chausser. Des cadeaux étaient prévus pour le maitre et tout le monde mangeait et buvait pour accueillir ces hommes.

Pas facile la vie là bas à cette époque et qu’en était-il de la circoncision chez vous ?

 

Lire la suite
13. juil.
2013
culture
8

Ces choses étranges chez les chinois

auteur:salma

Les chinois deviennent peu à peu les rois du monde. Ils sont installés dans divers pays du monde et plus particulièrement au Cameroun. Cette nouvelle nationalité malgré le fait qu’elle s’intègre un peu partout sur notre territoire reste quand même étrange à mes yeux.

Bon il est vrai que les chinois nous permettent de nous habiller avec de grandes marques mais à petits prix. Il est aussi vrai qu’ils investissent dans divers secteurs comme l’éducation, la santé, etc.  Le début des années 2000 a été le coup d’envoi pour les voir un peu partout dans nos villes et campagnes. J’ai vu des chinois vendeurs de beignets œufs à 25f le beignet, des chinois propriétaires des magasins d’articles divers et même des chinois vendeurs à la sauvette. Pour ce dernier cas, certains camerounais s’y sont farouchement opposés si bien qu’il a fallu l’intervention des autorités pour que tout rentre dans l’ordre.

Pas de jour de repos

Les chinois qui emploient des camerounais ne se rendent pas compte qu’ils font du travail de l’esclavage moderne. J’ai eu deux amies qui étaient des vendeuses dans des boutiques chinoises non seulement elles travaillaient 7jours/7 (le dimanche jusqu’à 14H), mais aussi elles n’avaient parfois pas de pause.

La langue

Les chinois apprécient volontiers que les camerounais parlent leur langue, mais en ce qui concerne le français, très peu font des efforts pour s’exprimer correctement, que dire des langues locales ? La plupart du temps les patrons articulent des paroles incompréhensibles pour les clients, que seuls leurs employés peuvent traduire pour que vous puissiez communiquer.

C’est à se demander si les chinois n’ont pas une dent contre le français. En anglais cela passe mais pour la langue de Molière c’est la catastrophe. Tenez chez nous, si vous êtes un vendeur de téléphone et que vous dites que le téléphone que vous vendez est authentique, il suffit de cinq critères pour savoir si ce que vous dites est vrai :

-le prix

Les téléphones chinois même s’ils portent la marque d’un grand créateur de téléphone (Nokia,Samsung, etc), sont toujours moins chers, certains camerounais vont même jusqu’à spéculer  sur le sujet « avec les chinois, bientôt on vendra les téléphones en kg, tellement les téléphones sont devenus moins chers ».

-la couleur

Les téléphones d’origine chinoise ont toujours des couleurs flashy très attirantes, le genre « tape à l’œil ».

-la sonnerie

Rien qu’à l’allumage votre téléphone vous dira s’il est chinois ou pas, le volume est ce qui vous dit tout. Que ce soit à l’allumage ou à la sonnerie proprement dite, le volume est semblable à celle d’une sirène de pompier.

-les accessoires

Les téléphones chinois viennent toujours avec des accessoires en plus : soit deux batteries, soit une ou deux torches sur le téléphone, soit capable de prendre 2puces, soit deux coques de protection, la télévision, etc.

-la traduction

Sur ce point j’avoue que les chinois ne sont pas allés chercher loin. Si votre téléphone est en anglais, c’est la meilleure langue authentique pour vous dans ce téléphone. Si vous changer de langue et choisissez le français, c’est le chaos. Vous vous retrouvez avec une traduction dont je ne sais la provenance car je suis sur que n’importe qui ferait mieux. Pour dire «sonneries des appels », vous vous retrouvez avec « soneries de l’appeli », « restaurer » devient « gérer le cache ». Une nouvelle école de français qui fait qu’à un moment je me demande si ces créateurs chinois bénéficient d’une expertise quelconque en matière de traduction avant de les incorporer dans ces téléphones ?ou sont-ils libres de les traduire comme ils veulent et c’est aux utilisateurs de deviner de quoi il s’agit ? je suis sure qu’en Europe, ces téléphones ne passeraient pas sur le marché.

Une autre chose qui a encore attirée mon attention sur les créations chinoises sont les moyens de transport. Voilà un autre domaine où les chinois ont été des bienfaiteurs car désormais il est possible d’avoir une moto neuve à moins de 300.000fcfa. Des motos éphémères hélas dont la plupart des propriétaires disent qu’ils n’ont pas eu de retour sur investissement après l’achat de leurs motos car les pannes apparaissent très tôt. Il n’est pas rare de constater que c’est quand vous vous trouvez au sol lors d’un accident que vous entendrez votre moto vous dire « Nanfang toujours fort » avant de s’émietter sur le goudron.

C’est à se demander pourquoi les chinois s’ouvrent au monde s’ils ne veulent pas faire d’effort pour améliorer leurs services car fabriquer des voitures qui ne conviennent qu’aux personnes d’un certain gabarit et qui donnent de crampes à celles de grande taille est un problème.  Vendre des vêtements pour enfants d’un an alors qu’ils ne suffisent plus à un bébé de 3mois est un problème. Fabriquer des chaussures pointures 42 alors qu’elles n’iraient pas à des personnes qui chaussent la pointure 40 est un problème. Si vous achetez une poussette pour bébé de 12 kg et qu’elle se gâte lorsque vous y mettez un bébé de 10kg, c’est qu’il y a un problème, un problème de norme qui vous fait vous demander si c’est la balance(de fabrication chinoise) sur laquelle on pèse votre bébé à l’hôpital qui a un problème ou la poussette que vous venez d’acheter ?

Il y a un problème avec la norme chinoise, l’avez-vous déjà constaté ?

 

Lire la suite
26. juin
2013
société
12

Un massage s’il vous plait !

La ville de Yaoundé et la plupart des autres villes du Cameroun sont envahies des salons de coiffure de plus en plus modernes qui attirent pas mal de monde, mais est-ce seulement pour se rendre belle ?

Il y a pas mal d’années je me souviens les salons de coiffure étaient juste pour se faire des tresses et des tissages. Dans les salons de coiffure pour hommes c’était bien sur pour leur barbe, les cheveux et aussi pour noircir roux ou devenus roux à la suite de nombreuses manipulations qui ont finalement abîmés leur tignasse.  C’était des services offerts à très bons prix accessibles à tous ou à la majorité des camerounais.

À côté de cela, je me rappelle que le seul institut de massage et remise en forme était Kindjo situé dans un quartier huppé de la capitale politique. Depuis quelques années, le paysage est tout autre, les salons ont aussi des services de massage et remise en forme. Une fois dans un de ces salons, on s’occupe de vous du pied à la tête et la détente est assurée. Il faut mettre le prix car tout ceci n’est pas gratuit.

Source: google

 

Une chose surprenante, les hommes sont devenus des habitués de ce genre de coin. Une chose qui m’enchantait car il est très rare de voir un camerounais mettre le prix pour un massage, sauna et autres gâteries. Les femmes y vont aussi mais pas autant que les hommes.

J’ai perdu mon admiration quand l’une de mes proches a été touchée. Mirabelle (je la nommerais ainsi ici) est l’une de mes camarades qui est en apprentissage dans un salon de coiffure. Ce salon de coiffure a des clients d’une certaine classe sociale. Mirabelle a appris la coiffure, la manucure, pédicure, le dernier volet qu’il lui fallait expérimenter était le massage.

Quand elle coiffait ses clients ou s’occupaient de leurs quatre membres, il lui arrivait de recevoir des pourboires. Une bonne chose pour elle car avec les appréciations des clients son patron a du la recruter. Ce volet massage est sans doute la malchance de sa vie. Depuis qu’elle peut faire des massages sans la présence de son patron, elle a de sérieux problèmes. Non seulement les hommes se mettent nus et refusent d’attacher une serviette sur leurs parties intimes, mais pendant que Mirabelle effectue ses massages, les clients lui font des attouchements.

Troublée, elle a tenté de repousser les clients de manière polie, mais bien souvent après son refus, le client appelle le patron et lui dit qu’il n’est pas satisfait de ses services. La première fois elle a reçu des blâmes sans broncher. La deuxième fois elle a tout dit à son patron qui a balayé cela du revers de la main.

Depuis ce temps, trois mois ce sont écoulés et au fur et à mesure, elle a dû faire face au arriérés de salaire et ensuite à la réduction de son salaire passer de 60000Fcfa à 30000Fcfa, et pour raison « il n’y a plus de clients, toi-même tu vois non ? ». Finalement après deux mois sans salaire, elle a rencontré son patron pour lui parler des difficultés financières auxquelles elle fait face. Le patron de répondre « si tu manque d’argent de taxi c’est de ta faute, tu ne travaille pas bien et tu fais fuir les clients ».

Trois mois sans salaire et un climat de travail insupportable a fait qu’elle a finalement démissionné. J’ai suivi de nombreuses conversations de filles qui travaillent dans ces salons de coiffure avec massage, ou des conversations de clients, les hommes qui font de ces lieux des espaces où ils peuvent trouver des filles avec qui sortir ou sur le corps desquelles ils peuvent laisser balader leurs mains avec le consentement de celles-ci ou de leur patron. Les instituts de massage de nos jours ne sont en fait pour certains, que des maisons-closes où on évite aux filles d’aller stationner devant un poteau pour le faire de manière voilée, sous forme de massage, mais quel massage ?

Contrairement aux hommes, les femmes qui raffolent de ces services sont des femmes mûres. Quand elles peuvent, elles exigent les services d’un jeune homme. Une fois dans la salle de massage, elles insisteront pour que ce dernier intensifie son massage sur des parties qui gênerait n’importe qui. Et puis quand le masseur coopère, il reçoit des pourboires, une carte de visite, des cadeaux et bien sur la dame est « très occupée » et sollicite, vu son emploi de temps chargé, « des massages à domicile quelque soit le prix ». Hum alléchant n’est ce pas ?

Les salons de massage devenus des maisons closes pour les hommes et des terrains de chasse pour des « sugar mamies ». Les propriétaires s’enrichissent et multiplient les pièces pour massage et les bénéfices qui vont avec. Que pensez-vous de cette nouvelle sorte de prostitution ?

Lire la suite
13. juin
2013
culture
12

Mandela, comment t’éviter l’au-delà ?

source:google
Source: Google

« Amandla ! », « Amandla » avec le point fermé levé vers le ciel,

c’est ce que je te dirai, si j’étais à ton chevet.

Une belle expression que j’ai retenue des films sur l’Apartheid,

ceux qui parlent de toi.

« Amandla », forte expression du livre d’André Brink,

sans toi, le monde sera vraiment dans une Saison Blanche et sèche.

Toi qui reflète bien la force Zulu.

Je ne dirais pas comme Soprano que si j’avais le pouvoir de Hiro Nakamura,

J’entrerais dans ta prison pour te dire que tes idées te feront président de Sud Africa.

Non, je chercherais plutôt à m’enlever quelques jours, quelques mois pour les ajouter aux tiens.

C’est triste, j’ai toujours été heureuse d’être née le même jour que toi.

Si l’Assemblée générale des Nations unies a déclaré cette journée la Journée internationale Nelson Mandela, ce n’est pas pour rien.

Tu es un héros, le « Black président » de Brenda Fassie certes et la figure emblématique de tant d’autres dans le monde.

En repensant à « Asimbonanga », j’ai les larmes aux yeux.

Et je me rends compte que nos présidents sont des peureux.

Oui, je pèse mes mots, aucun d’eux n’est prêts à faire ce que tu as fait pour eux.

Pour ton peuple, pour les autres, pour toute une race.

Ils gouvernent mais ne sont pas prêts à faire ce sacrifice.

Bien au contraire, toujours prêts à envoyer les autres se sacrifier.

Ils disent qu’ils t’admirent mais que font-ils pour te ressembler ?

Rien Mandela, aucun d’eux n’a fait 27 ans de prison,

Aucun d’eux n’a reçu autant de prix dans sa vie.

Aucun d’eux n’est prêts à quitter le pouvoir dignement comme tu l’as fait Madiba.

Tu ne nous séduis pas en jouant au ballon,

Tu ne nous séduis pas en chantant des chansons,

Tu ne nous séduis pas en nous corrompant.

Tu nous séduis par les actes.

La règle qui veut que les chefs d’Etat soient inaccessibles et toujours protégés de gardes du corps,

perd toute sa valeur chez toi, tu n’en as pas besoin.

Libre tu es, libre tu restes.

J’ai entendu, lu et vu que tu es malade,

Cela fait un moment déjà.

J’ai mal, je crains le pire.

C’est bizarre parce que tu ne me connais pas,

Tu ne me connaîtras jamais.

Madiba, comment t’éviter l’au-delà ?

Pour certaines personnes postées devant cet hôpital ce sera le scoop de leur vie.

Pour d’autres, un monument perdu à vie.

Avec tout ce par quoi tu es passé,

Tout ce par quoi tu passes.

Ce sera un repos bien mérité.

On dit qu’un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle.

Cela n’est vrai que pour ces vieillards qui sont chiches et ne veulent pas transmettre.

Tes œuvres sont éternelles et par toi beaucoup ont appris et bénéficié.

On dit que quand on naît , on est déjà assez vieux pour mourir.

On dit que quand on est vieux, on est heureux de partir.

Mais moi, pour te dire au revoir, il me faut encore grandir.

Je ne peux empêcher ce volcan de mauvaises nouvelles de jaillir.

Tout ce que je peux faire c’est prier pour éviter que ne t’arrive le pire.

Madiba, Ngiyakuthanda.

 

Lire la suite
06. juin
2013
culture
30

Des fesses en chiffon

A: Moss
A: Moss

Les africains sont fans des femmes qui ont le popotin et c’est en engageant une discussion avec ma collègue blogueuse Fatouma Harber , que j’ai découvert que tout le monde peut avoir le popotin chez elle, suffit de passer une commande.

Je n’arrive toujours pas à comprendre ce que les colons ou les vendeurs d’esclaves avaient contre notre morphologie.  Ils trouvaient étrange les femmes cambrées. Je me rappelle de cette histoire que j’avais lue d’une femme très cambrée qui avait été emmenée en Occident pour être exposée comme un animal de zoo ou de cirque dans une cage.

Loin de tout ce que veut nous renvoyer l’occident et les célèbres patrons de la mode, qui veulent que la belle femme soit celle qui est mince, très mince. Parce qu’à la vue des mannequins certaines personnes croiraient que nous manquons de nourriture en Afrique.

C’est pourquoi je me dis qu’à suivre la mode ou si les critères de beauté ne dépendaient que de l’homme blanc, à cette époque de l’esclavage, les femmes cambrées seraient des sorcières, que dire des êtres étranges. En poussant ma réflexion loin je dirais que je ferais sans doute partie de ces êtres.

Et bien de nos jours faut dire que même les professionnels de la beauté s’embrouillent sur les critères à choisir pour dire qu’une femme est belle. Mais je dirais que la femme noire canon, est celle qui a « le derrière ». Ah oui ! Faut voir ces messieurs saliver quand vous avez du popotin et que vous devez leur demander un service dans son bureau, il fait semblant de chercher un dossier  en passant derrière vous, pour prendre je ne sais trop quoi, mais c’est juste pour jeter l’œil « sur votre matériel ».

Oui, de nombreuses personnes ont compris que les femmes avec des courbes comme celles de la carte du Cameroun sont « canons ». Je ne vois pas qui me dira le contraire. Il n’ ya qu’à voir aujourd’hui ce que les stars payent comme fortune pour avoir des fesses rebondies. Les hommes adorent le derrière de Jennifer Lopez, de Beyoncé et aussi de Niki Minaj (même s’ils savent tous que ce sont des faux), ils trouvent toutes ces femmes canons et fantasment devant les revues où elles sont en première de couverture.

Celui qui a tout compris sur ce critère rare de beauté et qui évidemment a choisir de le mettre en valeur est Shaggy. J’ai toujours aimé ses clips parce que je m’identifiais à certaines de ses figurantes très sexy dans ses clips. Je pense qu’avec mon derrière, j’ai sans doute des racines en Jamaïque (rire). C’est partant d’une conversation tout à fait anodine que je fais une découverte qui m’a vraiment étonnée. Ma sœur Fatouma me dit que chez elle au Mali, les femmes peuvent avoir des popotins à la commande. Sans blague j’ai aussi écarquillé les yeux comme vous.

Fatou me dit que c’est un critère de beauté très fort chez eux. Les hommes raffolent de ce genre de femmes. Ces dernières l’ont compris et désormais la majorité d’entre elles ont le derrière rebondi. S’il est facile de tromper les hommes avec cela, pour les femmes c’est très facile de savoir que ce sont des faux « il n’y a qu’à voir la différence entre la chute des reins et le bassin qui trop disproportionné et aussi ces fesses sont raides » me confirme Fatou. L’occident a ses prothèses et le Mali a ses chiffons. Ces fesses sont faites en tissu que l’on rembourre de chiffons  aux endroits que l’on veut mettre en valeur soit derrière, soit à la culotte de cheval « les pistolets »comme on dit chez nous. Ce sont les tailleurs qui les confectionnent.

Les femmes maliennes sont des adeptes de cette mode. Elles les utilisent pour attirer l’attention des hommes sur elles. Il parait que c’est l’artiste Babani Koné qui a propulsée cette mode. Ces fesses en chiffon coûtent 5000f pour les petits modèles et 15000f pour les grands modèles. Fatou est issue d’une ethnie qui a les rondeurs « les Sonrai » un peu comme les bafia, les Bamilékés au Cameroun. Dans son ethnie, les femmes ont du popotin et en me voyant elle m’a posé la question et j’ai dit « oui au Mali je serais surement Sonrai ».

Je confirme que si un artiste de chez nous dit que « l’homme c’est les reins » et bien la femme « c’est son devant et son derrière ». Une bonne raison qui a fait dire à une artiste que « les hommes paniquent » à sa vue. Majoie Ayi  et Jocelyn Bizar font parties de ces femmes qui ont du popotin et qui ont compris qu’elles créent  le désordre dans les pantalons des hommes avec ça. De nombreux camerounais ne regardent leurs clips ou leurs photos sur facebook que pour admirer leur  popotin et je vous épargne des commentaires (ils sont coquins!).

Mon amie Manon Heugel, amoureuse de nos cambrures pense que c’est ce qui fait de nous les africaines, de bonnes danseuses. Elle a remarqué  que nos danses ne sont focalisées que sur le bassin qu’il faut remuer « je suis incapable de le faire » me dit-elle souvent. Cela me fait bien marrer parce qu’il y en a qui ont ce popotin mais ne sont pas de bonnes danseuses crois-moi Manon j’en sais quelque chose.

En attendant que le commerce des popotins en chiffon arrive au Cameroun, vous pouvez passer vos commandes Fatou et moi serons vos fournisseurs à volonté.

Alors qui veut un popotin ?

 

Lire la suite
Article : Le Coca Aladji
culture
10
20 mai 2013

Le Coca Aladji

s: google
s: google

Je n’ai vraiment rien contre mes oncles nordistes en majorité musulmans, mais j’avoue que cette expression a toujours attiré mon attention. Je comprends un peu mieux désormais ce concept de ne pas s’approcher d’un aîné pour le saluer. C’est certes le respect mais je me dis que c’est aussi pour ne pas sentir son haleine s’il a bu.

Vous connaissez l’image du bon croyant musulman avec son boubou, le chapelet en main, sa natte et sa bouilloire ? Et bien moi aussi. J’ai été habituée à ce scénario toute ma vie. Non je dirais la grande majorité de ma vie. Un oncle très sérieux, toujours les yeux entre les lignes des versets coraniques, qui peut vous réciter le contenu sans oublier les signes de ponctuation ? Moi aussi.

Chanter les versets comme ils le font ? Cela m’a toujours dépassé et d’ailleurs ma voix en est la première barrière. Bref le côté croyant que je viens d’énoncer ne concerne que ceux qui viennent du septentrion du pays et une petite partie qui vit en ville. Ces populations ont des habitudes alimentaires bien à elles. En vous rendant chez un « wadjo » comme on aime les appeler chez nous, vous trouverez toujours des dattes, du thé, du café, de la bouillie aux arachides et au riz et quand vous avez de la chance des beignets de riz, humm! Ça vous dit ?

Seulement bien loin de leur Nord, les musulmans qui viennent dans les villes telles Douala ou Yaoundé ont en commun cette boisson surnommée Coca Aladji, et cela n’est pas le fait du hasard. J’ai été surprise  un jour quand me rendant chez un ami musulman de mon père, je me suis rendu compte qu’il faisait des tours aux toilettes et qu’il sentait l’alcool. Musulman et Alcool ? Non ! Je ne  voulais pas y croire. À côté de son tabouret, sur un guéridon il y’avait une bouteille de coca et un verre. Il savourait ce contenu doucement et aucune goutte ne lui échappait.

Profitant de son absence, j’ai bien voulu y gouter (j’avoue je suis  fan de Coca Cola peut être aussi à cause des publicités attractives de cette boisson). Tout d’abord j’ai été étonnée du goût sucré de « son coca », mais bon je ne faisais que goutter. À son retour, il s’est mis à somnoler, et en s’inclinant, j’ai constaté que mon cher oncle avait des sachets de whisky dans les poches de son boubou. Cela expliquait tout ! Sa joie, ses tours aux toilettes, l’odeur de l’alcool et bien sur le goût sucré du coca que je venais de gouter.

Ayant ramassé ces sachets vides pour les lui remettre, il me les a presque arraché des mains en me demandant « où les as-tu pris ? », avant de les remettre dans ces poches discrètement et rapidement. J’avoue que depuis ce jour je sais que cette expression a tout son sens et je sais pourquoi les Aladjis et surtout les « wadjo » adorent le Coca, il dissimule bien le whisky et permet de donner l’illusion aux autres que ce n’est que ce Coca là qu’ils consomment. Ils sont adeptes des boissons noires comme le wisky black, la booster cola, mais toujours une bouteille de Coca à côté pour ne pas attirer l’attention.

Je suis sûre que leur femme le savent mais cachent bien ce jeu. « La religion interdit de boire » me disent souvent certaines d’entre elles. Elles aiment bien le « chaï » une autre variété de café lui aussi noir, mais sans doute en fouillant bien je trouverais l’une d’elle avec ce fameux coca, mais là je pense que ce sera du « Coca Adja » vu que c’est une femme. Alors qui vous a dit que les nordistes ne boivent pas ?

Lire la suite
« »
  • 1
  • …
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • …
  • 17
Mes coups de griffes

Auteur·e

L'auteur: Salma Amadore
Salma est Camerounaise et journaliste, formée à l'ESSTIC. Elle a été reporter pendant 10 ans pour le mensuel sur la santé des adolescents «100% jeune». Elle a également travaillé pour le magazine sur l'environnement «Together». Sur la toile, elle a travaillé pour des sites comme Goducamer.com, cameroon-info.net, Mboablog, Kamerhiphop, reglo.org. Elle est une passionnée par l'écriture en ligne. Actuellement à Bamenda, elle est journaliste à la Radio Evangelium. Elle continue à évoluer dans la presse écrite en tant que correspondante pour des parutions telles que «Horizons 2035» et «Musiki».

Populaires

Des fesses en chiffon
6 juin 2013
Article : Je suis amoureuse d’un Nigérian
Je suis amoureuse d’un Nigérian
8 mai 2013
Le rêve américain des populations de Bamenda
7 octobre 2013
Le serment D’hypocrite
19 août 2013
LA SAINT VALENTIN AVANT L’HEURE
28 décembre 2010
Le Monde sous la plume de Salma © 2026
-
BLOG DU RÉSEAU MONDOBLOG
Mentions légales Centre de préférences
767