• Ma Bio
Le Monde sous la plume de Salma
02. sept.
2015
culture
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Tu fais comme… et puis quoi ?

Ce texte est le fruit des idées qui trottent dans ma tête sans que je ne sache où les classer. Tout ce que je sais c’est que Manon l’a bien exprimé suite à son billet sur ces deux gamins-hommes qui lui ont demandé de « se comporter comme une femme ».  

Sans blague on va encore me traiter de féministe mais le tour ci j’accepte et c’est l’occasion rêvée pour moi de me défouler. Je n’ai jamais compris et j’aimerais bien que l’on me dise qui a d’abord dit, initié cette séparation des sexes dans tous les actes qu’on pose. La couleur rose c’est pour les filles et le bleu pour les garçons et quand une fille aime le bleu et vice versa c’est qu’il y a un problème. Quand un homme pleure, c’est facile d’entendre ses proches hommes lui demander «tu pleures quoi comme une femme comme ça ». C’est à croire que Dieu en créant les hommes, leur avait enlevé les larmes. « Les femmes sont toujours en retard » n’importe quoi je dirais j’en connais qui sont toujours en retard et croyez moi ce ne sont pas des femmes.

bras de fer
bras de fer

Faut qu’on arrête ces stéréotypes que l’on veut coller à la gente féminine et qui sont la plupart du temps dégradants. Quand une fille se plaint de viol, les personnes qui l’approchent cherchent d’abord l’élément sur elle qui a été un prétexte pour l’agresseur de l’agresser. Sa jupe trop courte, son haut très sexy, son maquillage, etc. Donc finalement c’est bien fait pour elle c’est une allumeuse quoi ! Mais quand ces chers messieurs mettent des pantalons dits « prêts du corps » qui dessinent aussi leur morphologie si bien qu’ils n’arrivent plus à bien marcher qui les viole ?

Une fille ne pète pas, ne met pas ses doigts dans les narines, ne crache pas en jet, ne riposte pas quand un garçon parle, ne doit pas rendre le coup qu’elle a reçu. Une fille ne dit pas de gros mots, ne regarde pas les garçons dans les yeux, n’élève pas le ton, une fille ne parle pas de foot, ne fait pas d’astronomie, elle est bonne pour la littérature. Une fille ne s’assoit pas les jambes écartées dans le taxi, ne mange pas en marchant, une fille, une fille.

Et les garçons alors ils font tout quoi et tout leur est permis. Bref il n’y a pas d’attitude de garçon ou de fille. Tout ce que je sais c’est qu’on nait chacun avec sa particularité et si un garçon veut pleurer qu’il pleure. Si une fille veut donner un coup de poing et bien qu’elle le fasse. On réagit face à une situation en tant qu’être humain et non selon le sexe. Et si vous faites une chose et que l’on veut vous dire « tu fais comme le sexe opposé » alors faut répondre « et puis quoi ».

Y en a marre de ces classifications sans bonne raison. Et bien chères femmes si un homme vous gifle, donnez-lui deux claques, s’il veut en donner deux, montez à quatre on verra. si vous voulez pisser debout, qui vous en empêche ? C’est même la position idéale pour éviter que les gouttes de vos pipis ne vous touchent. Si Vous voulez faire du body building allez-y c’est votre corps. La cuisine a toujours été considérée chez nous en Afrique comme une tâche pour les femmes. Je me demande pourquoi ces hommes tant modernes quand cela les arrange, ne se demandent pas pourquoi la plupart des repas qu’ils mangent en se suçant les doigts, sont les œuvres des hommes comme eux qui sont bien nombreux à être chef de cuisine.Il n’y a pas de discipline, d’attitude ou que sais-je encore qui soit destiné à un sexe tout ce qui compte c’est de s’épanouir dans ce qu’on fait.

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17. août
2015
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Mes pépites à Abidjan (Part II)

Poulet accompagné d'alloco
Poulet accompagné d’alloco

Je dois quand même dire qu’au deuxième jour de ma formation l’armée ivoirienne et les étudiants étaient dans un face à face musclé. La foule revendiquait des bourses et l’armée essayait de les disperser. J’avoue que j’ai eu peur je me suis demandé si une guerre éclatait comment allais-je faire pour rentrer chez moi? bon je continue ma balade.

Boutique Woodin Abidjan
Boutique Woodin Abidjan

La boutique Woodin

La meilleure découverte d’Abidjan je dirais. J’ai pu visiter cette boutique en compagnie de Moussa. De beaux modèles mais d’après mon ami mondoblogueur j’ai raté les plus beaux modèles que la boutique offrait à l’occasion de la fête des pères. Un bon alliage de couture moderne et traditionnelle où le pagne et les autres tissus se mélangent très bien et donnent une autre coloration à la mode made in Africa. Mais pour les prix faut vous serrer la ceinture.

Le forum des Marchés

C’est la découverte à la hâte d’un lieu avec Ladji. C’était mon dernier jour à « Babi » et il fallait que je rencontre les bayam sellam ivoiriens. J’ai vu les pagnes, les bazins mais les commerçants emballaient déjà leurs affaires. Il se faisait tard et la plupart des vendeurs regagnait le trottoir car les hangars étaient fermés. Sur le bord de la route, les articles coûtent plus chers. Je ne tremble pas Ladji est avec moi et il marchande bien. Tout comme tous les pays d’Afrique, les articles venus de Chine ont gagné le terrain et se vendent très bien. Je découvre le mokolo d’Abidjan. Ladji me montre cet endroit où on vous confectionne n’importe quel vêtement à une vitesse record. Que ce soit le jeans, les robes, les chemises, etc aucun vêtement n’a de secret pour eux. Ces tailleurs de la vitesse sont semblables à une machine industrielle et en plus c’est moins cher. La nuit tombe tellement vite ce jour là et nous sommes affamés. Ladji me propose un break dans sa famille. Je rencontre un couple gentil. Je goutte pour la première fois à la « sauce graine »et un peu de riz. J’ai de la chance la dame a préparé de la sauce gombo avec du waterfufu et je me trouve dans mon élément au Cameroun. Un bon repas bien copieux, le seul que j’ai mangé à Abidjan, très délicieux.

Quartier Maroc à Abidjan
Quartier Maroc à Abidjan

Les Espaces Non-Fumeur

Cette mention était présente dans la plupart des lieux d’Abidjan. Une chose qui me réjouissait et qu’il faudra qu’on applique au Cameroun. Quand j’aborde la question avec Suy et Moussa, ils ont beaucoup à dire sur le sujet. C’est un décret qui a été signé en Côte d’Ivoire et si une personne est surprise entrain de fumer dans un établissement qui porte cette mention, le montant de l’amende sera élevé pour lui mais triplé pour les gérants de l’établissement. Il est vrai que le fumeur s’expose, mais il expose également les non-fumeurs présents autour de lui. J’aurais été encore plus heureuse si cela permettait à mes deux amis d’arrêter de fumer. Cette soirée avec Suy a été enrichissante. Nous avons reparlé de Dakar, de musique, de blogging, bref de tout. Ce n’est pas les sujets qui manquent à la table des journalistes croyez moi.

Débit de boisson à Abidjan
Débit de boisson à Abidjan

Bébi Philip

La rencontre la plus surprenante de mon séjour. Si vous vous rendez à Abidjan, mettez Moussa à vos côtés et ça ira. Dans le cadre de mes activités de journaliste il a fallu que je ramène l’interview d’une star. J’ai jeté mon dévolu sur cet artiste qui fait bouger le Cameroun et l’Afrique. Les ivoiriens aiment Eto’o et les camerounais aiment Bébi Philip. Un artiste simple que je rencontre un soir dans son studio. Mon appartenance au Cameroun me fait avoir l’opportunité d’écouter son prochain single. Une reprise du groupe « les têtes brûlées » très adulé par nos parents à une époque. Il me dit qu’il est désormais l’artiste du peuple. Sa reprise du titre « Essingang » de ce groupe, comme ses autres titres, est encore une réussite. Je suis contente, je ne me suis pas déplacer pour rien. Nous parlons de tout, ses tatouages, sa perte de poids, son nouveau look, son prochain album, sa vie intime. Il aime le Cameroun et est très touché par ce que mon pays traverse. Il me laisse un message à l’endroit de tous les camerounais.

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J’ai quitté Abidjan très tôt et ma soif de découverte n’a pas été assouvie. J’espère que je reviendrais. Merci à vous Ladji et ses tuteurs, Moussa et ses potes (notre débat sur l’habillement de Lionel Messi n’est pas fini) et Suy (prochainement tu me feras rencontrer le groupe Force One), grâce à vous mon séjour n’a pas été ennuyeux et je n’oublie pas Gaius, Eugène, John, Richard, tout le staff de cette formation et les blogueurs ce n’est que partie remise.

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17. août
2015
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Mes pépites à Abidjan

L'allocodrome Abidjan
L’allocodrome Abidjan

Je me suis rendue en Côte d’Ivoire et j’avoue que j’ai eu de nombreux coups de cœur.il y a les taxis qui ont différentes couleurs mais aussi les populations ne sont pas si différentes des nôtres.

Non seulement les blogueurs m’ont été d’une grande aide, mais je n’étais pas du tout dépaysée. Une fois que mes pieds ont foulé le sol d’Abidjan je n’avais en tête qu’une envie : voir les mondoblogueurs ivoiriens Moussa Bamba, Suy Kahofi dit Môgoba et Ladji qui change de nom toutes les saisons. J’étais dans une grande joie en constatant que j’allais revoir mon collègue blogueur du Congo Gaius Kowene. Il était arrivé quelques heures avant moi et ne s’attendait pas non plus à me voir. Quelques coups sur sa porte et en ouvrant, il avait ce sourire des enfants quand ils reçoivent un cadeau de Noël et c’était réciproque. En revoyant ce sourire, il m’a replongé à Dakar lors de notre première rencontre, la seule différence était qu’il avait visiblement mûri. Il n’était plus ce jeune homme très enthousiaste qui posait des questions interminables comme un philosophe, cet enthousiasme qui plaît, car on voit qu’il a juste envie d’apprendre.

les mondoblogueurs à Abidjan
Les mondoblogueurs à Abidjan

Premier coup de fil et me voilà en pleine conversation avec Moussa Bamba. Il ne se fait pas prier pour venir nous chercher. Quand les mondoblogueurs se retrouvent, c’est toujours la fête et les nouvelles de la plateforme et des blogueurs. Rassurez-vous la connexion à Abidjan a aussi disparu en nous voyant. Le premier endroit que je découvre by night est l’allocodrome. C’est un point de rencontre où les vendeuses vous harcèlent. Elles nous proposent du poulet grillé, du poisson braisé de l’atièkè et de l’alloco. Je commande du poulet et Gaius est plutôt poisson et pour arroser le tout on nous sert la Bock, une bière locale qui est très légère. Il n’y a pas de lumière ce n’est pas grave pas besoin de lumière pour manger. Les doigts ne ratent jamais la porte de la bouche. Moussa nous donne les nouvelles d’Abidjan et se contente d’un Coca Cola quand nous nous gavons de toute cette nourriture. Je le comprends il a l’habitude, pour nous, c’est aussi un plaisir gustatif touristique.

Quelques éléments d’Abidjan ont attiré mon attention :

la bière Bock de côte d'ivoire
La bière Bock de côte d’ivoire

La « Drogba » 

C’est la bière locale donc je vous parlais de son vrai nom « Bock », elle est disponible sous divers formats. Le soir nous avons bu celle de 50 Cl, mais quelques jours après, nous découvrions celle d’un litre. Gaius et moi avions décidé de nous rendre en ville par nos propres moyens et seuls. Taxi pour la Riviera 2 et cela nous a coûté 500F pour regagner ce lieu. Une fois dans le taxi il est vrai que par nos accents, le taximan et les passagers ont su que nous n’étions pas des Ivoiriens. La Riviera 2 est un carrefour qui vit 24 h/24 on y retrouve un peu de tout. Des vendeurs de brochettes, de poulet, de poisson, du sharwama, bref de la vie.Nous jetons notre dévolu sur un braiseur de viande. Ce que nous appelons « soya » au Cameroun  devient à Abidjan du « choukouya ». Je fais la rencontre de Mohamadou, un jeune homme qui prend nos commandes. Il est très poli, je dirais timide. Avec son accent ivoirien, quand il parle, il m’est difficile de comprendre tout ce qu’il dit. Quand je lui demande d’articuler un peu plus pour moi quand nous discutons le prix du choukouya, ma voix rauque l’effraie et il sursaute avant de me répondre. Il sursaute plusieurs fois et je lui demande quel est son problème : il dit que je gronde. Gaius éclate de rire, moi aussi. Je lui explique que c’est ma voix et lui me dit qu’elle l’effraie, je laisse Gaius passer le reste des commandes. Il ne faut surtout pas que je crée un incident diplomatique à cause de ma voix. Si je continue, Mohamadou risque de faire pipi sur lui. On repère un lieu pour déguster notre choukouya et nous tombons sur une boîte de nuit pas encore ouverte. Alors, on met le cap sur  « Bangkok ». Oui ! A Abidjan j’étais à Bangkok sans visa. Gaius veut du poisson. Il passe une commande, mais la serveuse n’en fait qu’à sa tête. Nous montons sur la terrasse où les lumières tamisées nous laissent juste voir les contenus des frigos et les boissons disponibles. Notre commande : la Bock et cette fois, c’est un litre pour chacun s’il vous plaît. Ces liquides ont bien accompagné nos aliments. D’où nous étions assis, le balcon nous laissait voir de vieilles toitures qui servaient de dépotoir aux clients. Des bouteilles, serviettes jetables, bref tout se trouvait sur ces toitures. Dans le décor pour confirmer que nous étions à Bangkok, un jeune homme asiatique se promenait avec un Coca à la main en faisant semblant d’être saoul. Il tenait sa bouteille en main et poursuivait une serveuse en articulant un semblant de français. La drague de Bangkok en live, j’étais satisfaite du spectacle car la serveuse était plus concentrée à accueillir les clients qu’à l’écouter. Le jeune homme asiatique touchait quelques parties du corps de la serveuse en parlant. La jeune fille restait de marbre et notait les commandes . La « Drogba » nous a rempli le ventre et nous sommes rentrés satisfaits de notre soirée.

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Le piment

Nous étions traumatisés par cette habitude des Abidjanais. Quand vous dites « pas de piment » à Abidjan cela veut dire un peu. Nous nous sommes rendus au lieu dit « Maroc » toujours sans visa en compagnie d’Eugène, un frère de Gaius. Une fois dans le coin nous avons rejoint la foule de consommateurs. Des vendeurs de poulet, de « choukouya » étaient bien présents sur un semblant de terrasse à la camerounaise avec quelques chaises en plastique. Nous nous asseyons et passons nos commandes de boisson et commandions du poulet « sans piment » avec de « l’alloco » et de « l’atièkè ». Quand notre poulet est arrivé, non seulement il ressemblait à un poussin, mais en plus je ne peux vous dire la quantité de piment qu’il y avait à l’intérieur. Les yeux de Gaius ont rougi et ont laissé échapper quelques larmes. Les miens étaient intacts, mais ma langue brûlait et j’ai subitement eu un rhume. Il a fallu que l’on nous apporte du pain pour éteindre ce feu allumé en nous par le piment. Cet amour pour le piment à Abidjan m’a rappelé la ville de Mamfé au Cameroun où le piment est l’élément incontournable des plats. Et avec nos larmes, les vendeurs de mouchoirs ont fait une bonne affaire.

Du Choukouya
Du Choukouya

A suivre……

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10. juil.
2015
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Dieu ne se trouve pas à l’hôtel

babouches dans une chambre d'hôtel à Akono
Babouches dans une chambre d’hôtel à Akono

Un billet où je m’interroge encore de nos habitudes. Mais le Cameroun est un beau pays hein ! On a notre quotidien toujours inspirant quand ce ne sont pas les lianes de Florian, c’est le panda en plein soleil bref !

Lors d’un voyage dans une ville périphérique de Yaoundé, je me suis rappelée une autre aventure dans un hôtel où il fallait porter une paire de babouches de couleurs différentes dans chaque chambre. J’étais bien étonnée de voir ce mixage de couleurs. Je me demandais si c’était une nouvelle mode ou bien juste une erreur ?

Mais non ! Même la réceptionniste à qui j’ai demandé une explication m’a juste rendu un sourire en guise de réponse. Les Camerounais sont-ils si voleurs ? Je dirais Oui. En causant avec quelques amis je trouvais enfin la réponse à cet arc-en-ciel de babouches : « C’est pour éviter que les clients n’emportent les babouches avec eux « . Mais est-ce vraiment une tactique pour décourager quelqu’un qui veut partir avec vos babouches ? Je ne pense pas. Il suffirait qu’il s’entende avec un voisin pour échanger les couleurs et ainsi constituer la vraie paire. Donc c’est peine perdue.

Nouveau testament à l'hôtel
Nouveau Testament à l’hôtel

Une autre chose qui m’a cette fois particulièrement énervée, c’est ce Nouveau Testament que j’ai trouvé à mon chevet.  Sans blague, je ne comprends pas qui a eu cette idée de placer ces livres dans les chambres d’hôtel. Je ne sais pas à quoi ça sert, mais une chose est sûre : les gens ne viennent pas à l’hôtel pour chercher Dieu.

Rassurez-vous chers propriétaires d’hôtels et autres, si nous, les clients avons besoin de Dieu, nous savons où le trouver. Si nous décidons de venir prier à l’hôtel, nous emporterons nos Bibles avec nous. Je ne pense pas que si deux personnes viennent dans un hôtel pour commettre un acte ignoble, elles prendront la peine de lire ce Nouveau Testament et changeront d’avis. Bien au contraire je vois des films où les Bibles servent de coffret pour les armes à feu.

Autre chose, si une personne de religion différente que le christianisme monte dans une chambre et trouve un Nouveau Testament, elle peut penser que l’hôtel n’est destiné qu’à certains fidèles. Des préservatifs oui, des bonbons oui, des chocolats encore plus, mais des Nouveaux Testaments, Non. Ne nous imposez pas une religion dans les hôtels, sinon vos clients demanderont désormais, des Corans, des Bibles pour Témoins de Jéhovah et j’en passe.

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22. juin
2015
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Faites de la musique

Source: Google.fr
Source: Google.fr

La création musicale au Cameroun ne se porte pas très bien. Coup de gueule… en musique, bien sûr.

Olala vous dites fête de la musique ? Si j’étais contente je pourrais bien emmener l’un de mes potes à un concert et lui dire « kossa moi ça » volontiers, mais non ! Et bien chez nous ce n’est plus une affaire d’ »ossu » ou de « kwaye ». Je pense qu’il est même temps de crier « wopalilo ».

C’est désormais un face à face interminable pour régler cette question de droit d’auteur. Une histoire « made in Kamer ». Il ne faut pas être « ancienne d’église » ou « papa Nanga boko » pour voir que ça ne va pas. Une histoire de « paplé », chers dirigeants « pourquoi vous faisez ça » ? Si tout marchait bien dans notre pays ça allait « doser » pour les artistes.

Il faut tout recommencer, trouver une équipe « nyang nyang » pour tout arranger. Mon frère dans cette histoire « regarde sans toucher ». Je suis sûre qu’un jour il y aura quelqu’un pour dire « arrête comme ça » pour que tout rentre dans l’ordre. On dit que c’est la faute aux musiciens qui eux même sont des « ampoule grillée ». Tel des « rastafari » ils ne se soucient pas de « this life ». Mais gars, si tu es un artiste « réveille-toi ! ». Si tu sais ce que vaut notre culture pardon « prends soin d’elle ». Tu peux jouer les « king kong » pour la sauver, cela en vaut la peine. Tu as le « bic rouge » « et puis quoi ? » cela ne suffit pas. « Today na today » on ne remet pas ça à demain. Il faut régler ce problème « la la la ». Qui « venant du ciel » pourra nous aider pour que nous puissions rendre « gloire au Seigneur » ?

Weh « Babaah » God agit un peu. Devons-nous danser « messa » ou « secouer l’eau » pour espérer que tout s’arrange ? C’est vrai que nous sommes la « GTB » génération tête baissée, mais est-ce WhatsApp qui viendra arranger les choses à notre place ? Quand je vois notre culture mourir ainsi, je ressens de la rage, je t’assure « elle veut me tchop ». Unissez vos forces chers artistes, faut que notre culture revive et ce n’est qu’à ce moment que je pourrais dire au Seigneur comme un « mouna » devant son père, « ma ve wa ngang ».

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19. juin
2015
société
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Papa, merci d’être mon papa

Source: google.fr
Source: google.fr

Ne te dis pas qu’il m’a fallu plus de 30 ans pour savoir ce que tu représentes pour moi. C’est juste qu’il m’a fallu trente ans pour trouver les mots justes et t’exprimer ce que je ressens.

Papa, parti de Garoua, ta région natale, pour regagner le centre, il t’a fallu du courage pour laisser tous tes proches et entreprendre ce voyage tout seul. Je dirais comme on le dit chez nous quand tu es courageux que « Tu avais le sang à l’œil ». Si tu partais à l’aventure, tu as finalement croisé ta dulcinée et tu as du rester et fonder ta famille.

De très courtes années de bonheur entre vous qui nous ont fait naître mon frère et moi. Maman est partie. Je ne dirais pas trop tôt, mais juste au moment que Dieu a voulu. Nos pleurs, nos lamentations, nos prières ne pouvaient pas la ramener mais juste accompagner son âme.

Un homme de 32 ans avec deux enfants, ce n’est pas facile. Tu aurais bien pu, pendant toutes ces années de célibat, aligner les conquêtes  et faire d’elles tes épouses comme te le permet ta religion. Tu aurais pu nous imposer des belles mères horribles comme ce rôle qu’elles aiment bien jouer. Orphelin toi-même, tu as vécu très jeune ce que vivent tous les enfants qui perdent une mère et doivent subir les péripéties de la polygamie. Si nous avions mal à la tête, toi aussi tu te sentais mal. Dormir sans manger ? Marcher pied nu ? Non. Pleurer ? Jamais.

Tu viens du septentrion mais tu m’as envoyé à l’école. Tu viens du septentrion, mais tu n’es pas polygame. Tu viens du septentrion, là où les femmes sont vêtues de pagne mais moi, je porte la jupe et les pantalons. Tu portes la chechia et moi la casquette. Tu es musulman, je suis chrétienne. Tu fête le ramadan, la tabaski et cela ne t’a jamais empêché de me laisser fêter Noel ou Pâques. Tu, tu…. Et la liste est longue.

J’avoue que quand j’étais plus jeune, je me réjouissais du fait que tu n’aies permis à personne de prendre la place de maman. J’avoue que quand il a fallu te quitter et aller former ma famille, j’étais triste. Triste de te laisser seul, après tout ce que tu as sacrifié pour mon bonheur. Je réalise qu’il te fallait une compagne. Je réalise que toutes ces années j’étais aussi comme ta compagne. Quand il faut se séparer il n’y a que nos souvenirs qui m’accompagnent.

D’autres peuvent choisir d’aimer leur père ou leur mère. Quelle chance pour eux qui ont encore leurs parents en vie. Moi, je n’ai que toi. Pas de choix. Tu es mon père et ma mère. Tu es l’homme avec qui je suis mariée à vie. Si je suis rejetée, tu es le seul vers qui je peux me tourner. Le seul qui m’acceptera toujours que je sois handicapée, aveugle, chômeuse, paresseuse ou bête. Tu es l’un de ceux qui m’aiment  sans intérêt. Tu es l’homme de ma vie, mon père et je te dis merci.

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01. juin
2015
Environnement
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5 raisons pour lesquelles les hommes ne vivent pas longtemps

Symbole Homme

Je sais qu’en écrivant ce genre de thème, je m’attire les foudres de ces messieurs mais faut dire que c’est un risque à prendre. Le risque du métier quoi et j’assume.

Ces sont de grands menteurs

Je ne veux pas dire par là que les femmes ne mentent jamais mais dans cette discipline les hommes sont forts. Les camerounais dépensent tellement d’énergie à mentir leurs compagnes, à mentir leurs patrons, à mentir leurs clients, à mentir leurs voisins, à mentir, à mentir. Résultat, pour que cela paraisse vrai ils sont bien obligés de se plier en quatre pour que leur mensonge devienne la vérité et parfois ils sont pris dans leur propre jeu. Tenez un Camerounais qui a trois petites, trois « deuxième bureau » comme on aime le dire chez nous, vous imaginez à quel rythme son cerveau peut tourner pour toutes les entretenir ? Pour toutes les satisfaire ? C’est de l’énergie mais gaspiller pour rien. Je pense que si cette quantité d’énergie était utilisée pour la science, l’économie, ou le développement du pays on serait bien loin aujourd’hui. Il ment, il s’essouffle et Dieu n’aime pas les menteurs, résultats il meurt de crise cardiaque on ne sait pourquoi.

Ils connaissent tout

Résultat, ils ne connaissent rien. Vous n’avez qu’à voir quand il y a une conférence, une réunion, une campagne, etc. C’est tellement facile et normal pour un homme de dire « il faut aller dans vos choses de femmes là hein ». Il le dit et il en est fier. C’est la femme qui est ignorante et qui n’a rien à faire donc elle doit aller assister à ce genre de choses qui ne concerne que la « gente féminine ». Si vous organisez une réunion pour dire quand aura lieu la fin du monde soyez sur qu’il ne le saura pas car il aura envoyé sa femme. Heureusement elle sauvera au moins ses enfants.

Ils n’aiment pas les hôpitaux

Même ceux qui ont une assurance c’est à peine si vous les croisez dans les hôpitaux. Les camerounais n’aiment pas les hôpitaux, c’est synonyme d’hospitalisation. Qui dit hospitalisation dit plusieurs jours sur place. Quand vous demandez à un camerounais de rester alité pendant plusieurs jours non seulement, il dit qu’il perd ses business, mais aussi il est comme un animal en cage. Chez nous on sait qu’un homme n’est jamais malade et ce sont les femmes qui restent à la maison, qu’on hospitalise et qui font des examens. C’est la raison pour laquelle les médecins de la rue auront toujours du succès. Les camerounais les adorent car il suffit de leur dire « donnes-moi un truc pour me soulager là » et ils vous demandent ce que vous ressentez et voilà des remèdes vendus, sans ordonnance, ni file d’attente. Les camerounais n’aiment pas attendre ils sont toujours pressés pardon il y a toujours un match à regarder, à ne pas rater. Autre chose, ces hommes si costauds et forts censés nous protéger (nous le sexe faible) ont peur des seringues. Peu importe la beauté de l’infirmière qui va les piquer, ils redoutent cet instant.

Ils ne finissent pas leur traitement

Quand un camerounais a le paludisme, pour lui c’est déjà un pied dans la tombe, il a tous les soucis du monde. Et dire que nous les femmes même avec les douleurs des contractions nous sommes capables d’accomplir toutes nos tâches sans broncher. Bon je disais que quand un camerounais est malade, non seulement il n’aime pas s’aligner pour les examens, les résultats ou quoi que ce soit à l’hôpital, mais aussi quand il doit suivre un traitement, ne comptez pas sur lui pour le finir. Une fois qu’il entame une plaquette de médicaments et que ses douleurs disparaissent, il jette les bêtises et le voilà dehors. Il veut que son traitement soit court pour deux raisons : il faut qu’il recommence à sortir et il faut qu’il recommence à boire. Et quand la maladie réapparait il a deux raisons : « c’est un faux docteur » et « tu es sur que ton traitement ou tes médicaments étaient bons ? »

Ils aiment la vitesse

Hum voyez alors un camerounais au volant d’une voiture. Quand elle est neuve ou d’une marque de luxe, il se promène partout avec. Quand elle est vieille il faut qu’elle joue de la musique comme dans une boite de nuit avec une Bass sauvage et mal réglée. Quand un camerounais est dans une voiture, il viole les feux, il klaxonne plusieurs fois pour manifester son mécontentement et son impatience. A moto c’est autre chose il rivalise même avec les camions. Quand un camerounais voit une fille dans la rue ou est aux côtés d’une fille quand il conduit, il n’a pas peur de la mort. Non seulement il faut qu’il joue la musique fortement (il n’est plus capable de suivre les autres chauffeurs en cas de pépins) mais aussi toute sa virilité se joue dans la vitesse. Y en a même qui se la jouent façon Fast and Furious (il conduit en détournant son regard de la route et en regardant la fille avec qui il se trouve dans les yeux). Heureusement, la plupart des filles aiment la vie et c’est elle qui lui dit « qu’est ce que tu fais comme ça ?regarde la route s’il te plait, si on t’a vendu déposes-moi d’abord avant de mourir» et le chauffeur fou se met à sourire pour cacher sa honte. Dans sa vitesse très souvent il met mal sa capote et dans le meilleur des cas devient « papa » sans le vouloir, ou alors attrape des IST ou le VIH/Sida et accuse la sorcellerie. Dans sa vitesse il traverse la route quand le feu est encore rouge et se fait très souvent renversé par une voiture, dans sa vitesse…..

Et la liste n’est pas exhaustive.

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18. mai
2015
Environnement
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La suite de l’affaire Vanessa Tchatchou et le vol de bébé

Source: google
Source: google

Une petite incursion dans la prison centrale de Yaoundé m’a permis de faire une rencontre inattendue. Après la prison de Bamenda, j’avoue que celle de Yaoundé est surpeuplée. En compagnie d’une ONG Kmerpad qui a décidé de faire des dons de serviettes hygiéniques lavables aux femmes incarcérées par le biais d’un Crowfounding,  j’ai pu voir qu’en prison, il y a aussi une vie. Des femmes bien mise façon Mani Bella regardez vous-même.

J’ai rencontré une jeune fille et je préfère vous laissez lire le fruit de notre échange vous vous ferez votre opinion après. J’ai rencontré cette jeune intelligente et pleine de talent, en causant avec elle j’avoue que je me demande toujours qu’est ce qui s’est passé ?

« Je m’appelle Marcelline, j’ai 22 ans. Le plus dur pour une femme en prison c’est d’être séparée de sa famille. Ici on va de mal en pire. Je vais vous répondre du fond de mon cœur. Je préfère être clocharde et galérer mais être libre comme vous que d’avoir tout ce que vous dites et être enfermée ici. Si je m’entoure de tous ces masques, c’est une manière pour moi de me changer les idées. C’est une manière pour moi de comme on dit ici « travailler la prison » car je n’ai rien d’autre à faire. On le fait pour perdre du temps ; on ne voit pas le temps passé, on ne se sent pas seule. Le monstre de l’homosexualité marche dans la cour de la prison, les filles qui ont une activité sexuelle régulière et qui se retrouve ici, deviennent très vite des lesbiennes soit par désespoir, soit pour se soulager ».

Auteur: Gilles Foka
Auteur: Gilles Foka

« C’est une sale petite histoire qui a tourné très vite au cauchemar. Le fait d’être dans une famille de parents divorcés a une grande influence sur les enfants. Les enfants peuvent poser des actes qu’ils ne poseraient pas s’ils avaient été encadrés par les deux parents. Mes parents sont divorcés et par la suite mon papa décède. Je rencontre un garçon qui me place sous sa protection et je commence à l’aimer très fort. Le premier garçon de ma vie. Je trouve en lui le remplaçant de mes deux parents. Il est mon ami, mon frère, mon tout. Par malheur, je rencontre la maman de mon bien-aimé qui me demande très vite un petit fils car son fils est l’aîné et l’unique garçon.

Sous le coup de la pression, je ne vois pas mes règles pendant deux mois. Je ne doute pas je suis enceinte. Je le dis à tout le monde et c’était un accueil triomphale dans sa famille qui au début ne m’acceptait pas car très tribaliste. L’enfant a été la clé à leur porte. Ils sont devenus gentils, fini l’enfer d’auparavant. Deux mois après mes menstrues sont de retour. Je ne sais pas quoi faire et à qui le dire. Mon ventre ne pousse pas, mon gars ne fait que faire la layette. Il est impatient d’avoir son enfant. Un jour je me rends compte que si je lui dis que je ne suis pas enceinte, il va me lâcher car il va déjà voir ailleurs. Je ne veux pas le perdre.

Je faisais mes visites à l’hôpital gynéco donc j’entre dans une salle de néonatalogie, je trouve des bébés. Je prends un bébé du sexe que je voulais : une petite fille. Je trouve une petite fille entrain de pleurer, elle est toute jolie et seule sur la table.je le regrette car je n’ai pas pu m’occuper d’elle, je le regrette amèrement. Je culpabilise chaque jour qu’en en y repensant je me dis que si je l’avais laissé à cet endroit, elle serait encore vivante. Je ne savais pas qu’elle était prématurée. Je l’ai ramené à la maison et je me suis occupée d’elle. Six jours après, elle est décédée. Je l’ai emmené dans ma famille. Je l’ai enterré et je suis revenue à Yaoundé. A mon retour, je trouve un grand tapage sur une affaire de bébé volé, je n’avais pas la conscience tranquille. Je suis allée au GSO me rendre.

Auteur: Gilles Foka
Auteur: Gilles Foka

C’était l’histoire du bébé volé de Vanessa Tchatchou. On a tellement accusé d’autres personnes à ma place qu’il fallait que je dise la vérité. J’ai écopé de 25 ans de prison. J’avais 19 ans et 25ans de plus, je sortirais déjà toute vieille. J’ai eu une petite fille Joanna, ici en prison. Je suis entrée en prison en étant enceinte. Elle vit dans ma famille, elle ne sait pas que c’est moi sa mère puisqu’elle m’appelle « tantine ». J’ai perdu ma famille, ma vie, tout. Mon premier amour est ici aussi, nous ne sommes plus ensemble, mais j’ai connu un autre garçon avec qui je suis fiancée et dont la maman m’aime sans condition. Je suis heureuse en couple en ce moment. Quand je prie je demande deux choses actuellement à Dieu : qu’il protège ma fille, elle est celle qui m’a sortie du trou, des rumeurs de stérilité qui planaient sur moi. Mon plus grand souhait est que Vanessa, qui ne croit toujours pas que j’ai pu prendre son bébé, qu’elle trouve la consolation dont elle a besoin et qu’elle trouve le courage d’avoir d’autres enfants (car elle a décidé de ne plus avoir des enfants) et ça me fait énormément mal. Que dieu veille sur elles, je regrette amèrement je que je lui ai fais. »

Je peux dire que les dons ont été remis à ces femmes et qu’elles étaient contentes quand nous partions. Merci à Dolly et Gilles pour votre précieuse aide pour immortaliser ces moments , le journaliste est un travail d’équipe.

Nb : le prénom a été changé pour un souci de confidentialité.

Auteur: Gilles Foka
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06. mai
2015
Environnement
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FAT FOOD

Fast Food Yaoundé
Fast Food Yaoundé

De plus en plus, de nombreux restaurants express dit « fast food » voient le jour à Yaoundé. Avec le rythme infernal dans lequel nous sommes en semaine, ceci n’est pas pour déplaire aux consommateurs.

Juste une inquiétude car comme toujours nous aimons copier les concepts d’ailleurs mais de la mauvaise manière. Le Cameroun est un pays béni avec toute sa nourriture. Je veux dire que nos mets sont les souvenirs que la plupart des touristes gardent quand ils sont de passage chez nous.

Le fast food gagne de plus en plus du terrain. Nous sommes désormais plongés dans un esclavage moderne sans les chaines d’auparavant que l’on appelle travail. Dans ce quotidien fait de pression, se nourrir est devenu difficile, je veux parler de la qualité. Oui nous nous nourrissons mais comment ? La nourriture faite vite paye. C’est à emporter donc on peut manger en conduisant car les embouteillages nous permettront de digérer avant d’arriver à notre lieu de travail.

Si ces restaurants font désormais partis de notre quotidien, il faut dire que ceux qui les tiennent ont copié le concept sans une vraie connaissance. De plus en plus nous mangeons gras, c’est mauvais pour la santé mais tellement bon me direz vous. Désormais nos menus sont faits de mayonnaise, de ketchup, de moutarde et l’intrus : « de l’huile ».

De nombreux camerounais pensent que c’est l’huile qui fait la nourriture. On en met excessivement dans le Eru, la sauce Tomate, le soya, le piment, les condiments, le poisson braisé, les crudités, les omelettes, les frites, le haricot, etc . Il n’ya que les boissons qui n’en ont pas encore et vu comme c’est parti, cela ne saurait tarder dans notre pays. C’est facile d’ouvrir un restaurant de nos jours et de mettre l’inscription « fast food » en gros caractères. Il suffit de passer une commande et de gouter pour très souvent découvrir que l’on s’est trompé.

Dans nos Fast Food camerounais c’est la présence du gras qui fait la différence et la qualité des plats. Heureusement, dans un pays où l’on ne s’y connait pas trop, les tenanciers parviennent à se faire un nom chez les amateurs, mais aussi de gros bénéfices. Le client toujours satisfait revient et paye pour se faire engraissé et s’étonne quelquefois d’avoir « des maladies bizarres ». Si vous êtes de passage chez nous au Cameroun, ne vous privez pas de « FatFood ». Quelle est votre expérience des Fast Food ?

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Mes coups de griffes

Auteur·e

L'auteur: Salma Amadore
Salma est Camerounaise et journaliste, formée à l'ESSTIC. Elle a été reporter pendant 10 ans pour le mensuel sur la santé des adolescents «100% jeune». Elle a également travaillé pour le magazine sur l'environnement «Together». Sur la toile, elle a travaillé pour des sites comme Goducamer.com, cameroon-info.net, Mboablog, Kamerhiphop, reglo.org. Elle est une passionnée par l'écriture en ligne. Actuellement à Bamenda, elle est journaliste à la Radio Evangelium. Elle continue à évoluer dans la presse écrite en tant que correspondante pour des parutions telles que «Horizons 2035» et «Musiki».

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