Libres ensemble pour la paix

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9 mars 2016

Libres ensemble pour la paix

source: Google
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Si je décide de me lancer à l’écriture de ce billet, c’est parce qu’il touche un domaine important qui reflète toute la tolérance que nous devons avoir les uns envers les autres. S’il est vrai que la liberté est un élément fondamental de toute société, il est aussi vrai qu’il est un point important de la stabilité. Depuis plus de deux ans mon pays le Cameroun est engagé dans un combat contre le terrorisme. Je n’aimerais pas employer ici le terme « secte Islamique boko haram » ce serait encore faire du particulier, le général. Je suis issue d’une famille où Chrétiens et Musulmans se fréquentent. Vous me demanderez« comment cela est-il possible? », mais je vous dirais que c’est bien possible. Il y a quelques années quand les tueries avaient éclaté au Nigeria entre musulmans et chrétiens, une seule question m’est venue en tête. « Si cela arrive ici que ferais-je? » Et pour moi, impossible de répondre à cette question car devrais-je rejeter ma famille maternelle majoritairement chrétienne? Devrais-je rejeter ma famille paternelle majoritairement musulmane? NON!

J’ai toujours évolué en côtoyant les deux religions. Chez nous pas de « Musulmans » ou de « Chrétiens «  c’est juste la famille. Chez nous il n’y a plus de différence entre Noël, fête de la Tabaski ou encore celle du Ramadan ou de Pâques. Tout ce que nous savons c’est que ce qui compte c’est la famille et l’union, le reste nous importe peu. J’ai fais l’école coranique et Dieu seul sait combien il m’a été facile de réciter la « Fathia » et de nombreuses sourates. Je suis allée à l’église et je sais réciter le « Notre père ». Même si je suis chrétienne aujourd’hui cela ne change rien au fait que je reste l’enfant d’un musulman. Lors de mon mariage à l’église j’ai été confrontée à une question. Fallait-il qu’une autre personne me conduise à l’autel de l’église parce qu’à cette période mon père jeûnait? Non, il n’en était pas question et mon père, ce musulman, est allé avec moi à l’église sous les regards interrogateurs des membres de l’assistance. Le prêtre priait selon les rituels catholiques et mon père selon le coran. Une seule chose comptait à ce moment là: mon bonheur.

Je pense que de nombreuses personnalités pensent aussi ainsi. Désormais il n’est plus rare de voir des célébrations religieuses où toutes les religions sont représentées. Musulmans, Catholiques, Protestants, peu importe, seul compte l’union. Les enseignements de pardon, de solidarité, de tolérance, d’échange et de morale sont universelles quelques soit la religion. Le mal est mal universellement et le bien aussi. C’est ce qui devrait dominer au sein de toutes les communautés, au sein de toutes les sociétés, dans le cœur de tous les êtres. Savoir que nous sommes libres et que cette liberté n’a de valeur que si nous sommes ensemble.

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