Les gadgets du « m’as-tu vu »

source :Google
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Xperia, Nokia Lumina, samsung Galaxy et que sais-je encore, une multitude de nouvelles technologies pas vraiment adaptées pour l’Afrique mais qui ne nous laissent pas indifférents.

De nos jours, il vous suffit d’acheter le tout dernier écran plasma, la dernière tablette ou encore le tout dernier appareil électroménager , pour vous rendre compte demain qu’une nouvelle version est désormais disponible. Pas facile de nos jours de vraiment être à la mode et pour cause, tous ces inventeurs et chercheurs nous embrouillent de plus en plus avec leur version améliorée de ci ou ça. Bref on ne peut plus suivre. Des  connaissances à moi qui ont volues se prêter à ce jeu de « dernier cri » se sont ruinées et ne sont toujours pas « in »technologiquement parlant.

Je ne vais pas recenser toutes les dernières sorties en la matière, mais juste parler de ceux que je connais et qui sont à ma portée. Je veux bien que l’on soit à la mode, je veux bien que la technologie nous soit accessible. J’ai constaté dernièrement qu’une marque a créé des téléphones « for Africa ». Je me demande si les créateurs ont tenu compte du manque de connexion ou de mauvaise connexion à laquelle nous faisons face, mais bon je me demande pourquoi la mention « for Africa », dans ce cas « pour Europa » est comment ?

Parmi les utilisateurs des nouveaux smartphone, tablettes et ordinateurs démontables, les femmes sont celles qui m’énervent le plus, mais aussi les plus incultes en matière de technologies mais, hélas sont celles qui ont ces dernières versions. Normal si  leur compagnon ne s’époumone pas pour les leur offrir, il ne trouvera pas le sommeil pendant de nombreuses nuits. Je disais que les femmes sont celles qui ont le plus ces derniers gadgets, mais qui ignorent vraiment à quoi ils servent. Combien de femmes peuvent vous donner toutes les fonctions des applications qu’elles ont dans leur smartphone ? leur tablette ?

Mais question vantardise, les hommes ont rejoint le cercle. Regardez, un homme ou une femme entre dans un taxi, reste immobile pendant 10 à 15 minutes, le temps que le taxi se remette à rouler, puis ouvre son sac ou fouille sa poche pour sortir l’arme fatale. Etape 1 : Une tablette ou un smartphone sortent de leur cachette, le propriétaire guette furtivement si les occupants du taxi ont vu son joli bijou. Etape2 : il l’allume car il était en veille et se met à faire défiler le menu avec son index en prenant soin de visiter chaque application, une façon de faire durer ce moment où il se veut être l’attraction du taxi. Etape 3 : il s’exclame à haute voix du genre « ça c’est encore quoi héé » comme si c’était nouveau alors que cela fait plusieurs jours qu’il a ce joujou. Etape 4 : il fait jouer un hitparade de quelques sonneries, clips, jeux ou vidéos qui pourraient intéresser son « taxipublic ». Etape 5 : il faut qu’il vous montre qu’il a le net et il s’exclame « weh la connexion dérange » et voici la porte de sortie « la batterie est faible » et il remet l’appareil d’où il la retirer ; paie le taximan et descend : fin du show ou de la scène si vous voulez. Avec tant de vantardise, comment ne pas se faire dépouiller dans les taxis ?

Je parle en fait du « m’as-tu vu » parce que ces gadgets servent plus à se faire voir qu’à ce à quoi ils sont destinés. D’abord avec toutes ces applications qu’il faut mettre à jour et la connexion Internet et par wifi qui est rare chez nous comment faire ?de plus, beaucoup d’applications nous sont inconnues et nécessitent des formations, un autre combat. L’autonomie de ces appareils est très souvent de courte durée et pour les mettre à la charge plusieurs fois par jour, nous confronterait encore plus avec notre société d’électrification qui a du mal à satisfaire la couverture minimale en électricité.

Alors smartphones, tablettes et accessoires divers adaptés à l’Afrique je veux bien et s’ils marchent à la fourniture solaire et avec des basses connexions Internet c’est encore mieux. Si l’on choisit d’avoir le  dernier gadget, faudrait aussi que l’on se demande si cela va nous servir ou si nous voulons juste « faire comme tout le monde ».

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Salma
Salma est Camerounaise et journaliste, formée à l'ESSTIC. Elle a été reporter pendant 10 ans pour le mensuel sur la santé des adolescents «100% jeune». Elle a également travaillé pour le magazine sur l'environnement «Together». Sur la toile, elle a travaillé pour des sites comme Goducamer.com, cameroon-info.net, Mboablog, Kamerhiphop, reglo.org. Elle est une passionnée par l'écriture en ligne. Actuellement à Bamenda, elle est journaliste à la Radio Evangelium. Elle continue à évoluer dans la presse écrite en tant que correspondante pour des parutions telles que «Horizons 2035» et «Musiki».
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Un commentaire sur “Les gadgets du « m’as-tu vu »

  1. Bien dit. La plupart des camerounais achètent des gadgets sans en connaitre l’utilité, ni l’utilisation. Je suis moi-même fan de technologies – smartphones – mais je suis tout de même raisonnable (ce n’est pas facile!) car on ne pourra jamais être à jour dans ce domaine-là. Chaque année, chaque constructeur sort 2 à 3 appareils de plus en plus performants. Quel Camerounais normal peut changer de téléphone tous les trois mois?

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