Le quartier Elig-Edzoa doit-il disparaitre?

Source:www.google.com
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Ce quartier qui vous permet de rejoindre les quartiers Manguier, Omnisport, Bata Nlongkak et Etoa-meki est une zone qui terrorise ses visiteurs. Quand on est à Elig-Edzoa, toute notre attention est présente, au moindre geste d’inattention, vous payez les frais.

J’ai voulu prendre une photo moi-même mais je ne peux pas; j’ai trop peur qu’on me l’arrache et que je puisse pas rattraper le ou les voleurs.

C’est vrai qu’il y a le quartier Briqueterie mais je dois dire que je circule plus aisément à la briqueterie qu’a Elig-Edzoa. Pour moi Elig-Edzoa est le premier quartier ou règne l’insécurité à Yaoundé. Vous ne pouvez pas pianoter votre téléphone, votre tablette encore moins votre laptop dans ce quartier, rassurez-vous le vrai propriétaire vous l’arrachera entre les mains. J’ai assisté à deux scènes sur cet axe et j’avoue que je comprends mieux pourquoi ses habitants font très souvent l’objet de fouilles et de rafles inopinées. La majorité des personne vous le dira « la plupart des grands bandits résident à Elig-Edzoa ou à Manguier ». Au fait quelle est la limite entre les deux quartiers je ne saurais le dire. Mon premier traumatisme remonte à deux. J’étais dans un taxi et une dame assise à la cabine de notre taxi répondait a un coup de fil quand un voleur a surgi de nulle part, le lui a arraché et s’est perdu dans la foule. Elle avait beau crier personne des passants présents n’a fait attention à elle. Mon deuxième traumatisme d’Elig-Edzoa remonte à deux mois. Toujours dans une longue file d’attente des taxis, un voleur a profité pour retirer un sac de provision dans la malle arrière ouverte d’un taxi, et encore une fois il a disparu. Trois choses concourent à rendre ce coin si dangereux :

Sa population

Elig-Edzoa est un quartier ou se côtoient plusieurs nationalités : des tchadiens, des centrafricains, des camerounais et bien d’autres qui, dans leur misère, sont devenus solidaires et ont établi un réseau assez structure de petits pickpockets.

Ses feux de signalisation

S’il y a vraiment un endroit où il ne fallait pas avoir de feux de signalisation c’est bien sûr à Elig-Edzoa. Même avec ces feux, il faut très souvent le renfort des forces de police pour diriger la circulation. Les embouteillages y sont récurrents résultat les voleurs sillonnent et se déguisent en clients qui attendent le taxi pour faire leur boulot.

Ses rails

Les lignes de chemin de fer qui passent juste en dessous de son réseau routier est un élément assez encourageant pour les voleurs qui, une fois qu’ils vous ont dépouillé, prennent le chemin des rails qui mènent parfois à des coins isoles. Une fois son butin en main, le voleur s’enfonce dans une brousse et peut s’y isoler pour faire le décompte de son butin. Ne tentez jamais de suivre un voleur sur ce territoire, vous vous égarerez bien assez vite et risquerez d’y perdre votre vie.

Le seul argument positif qui m’ait parvenu de ce coin est que le prix des marchandises y est abordable. Mais je me demande ou ceux qui osent sortir leur porte-monnaie dans cette zone, ont pris leur courage pour faire leurs emplettes ? Sur le trottoir, des deux côtes de la route, sont installés des menuisiers, des vendeurs de pièces détachées, de bouteilles, de matériaux de construction. Si l’envie vous prend d’acheter un marteau, des clous, de la ferraille ou une bouteille de gaz en affaire, surtout soyez vigilent. Il n’est pas rare qu’une fois que vous achetez une marchandise, si vous ne prêtez pas attention, votre vendeur le récupère pour vous la revendre à nouveau. Et vous ne pourrez rien réclamer, en avez-vous la preuve ? NON !Ne comptez surtout pas sur le poste de police installé à ce carrefour. Il m’est arrivé de voir quelqu’un se faire arracher son téléphone dans un taxi et quand il est allé se plaindre, personne n’a bougé le petit doigt. je me demande bien comment était le quotidien de Gaëlle Enganamouit quand elle y vivait?

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Salma
Salma est Camerounaise et journaliste, formée à l'ESSTIC. Elle a été reporter pendant 10 ans pour le mensuel sur la santé des adolescents «100% jeune». Elle a également travaillé pour le magazine sur l'environnement «Together». Sur la toile, elle a travaillé pour des sites comme Goducamer.com, cameroon-info.net, Mboablog, Kamerhiphop, reglo.org. Elle est une passionnée par l'écriture en ligne. Actuellement à Bamenda, elle est journaliste à la Radio Evangelium. Elle continue à évoluer dans la presse écrite en tant que correspondante pour des parutions telles que «Horizons 2035» et «Musiki».

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